Mon sac à main

Pour ce deuxième jeudi poésie chez les Croqueurs de Mots

Abécé nous demande de parler de notre objet préféré.

Faut que je vous dise, j’adorais mon sac à main jusqu’au jour où …

Dans mon sac à main

Je fourre tout

Ma crème pour les mains

Mon peigne anti-poux

Mon fond de teint

Le collier de mon toutou

Mon petit calepin

Où j’écris des mots doux

Des photos de mes gamins

Quand ils font les fous

Ma pilule du lendemain

Mon passe-partout

Mon GPS Garmin

Car j’oublie tout

Quand ce n’est pas mon chemin

C’est mon casse-croûte tout mou

Voyez-vous mon sac à main

Me sert à tout

Mais voilà que ce matin

Je l’ai jeté dans l’égout

Adieu sac à main

Désormais dans mes poches je fourre tout

Même les mains

Et je m’en fous de tout

-dimdamdom-

Ce poème je l’avais écrit il y a longtemps

et je l’avais fourré dans mon sac à main

que je pensais avoir jeté dans l’égout

que j’ai retrouvé finalement au fond de mon grenier.

Qui suis-je ?

Pour ce défi 215 chez les Croqueurs de Môts

Abécé nous demande d’écrire une phrase qui parle de nous, sans nous décrire,

mais à travers laquelle, ceux qui nous connaissent, à coup sûr nous reconnaîtrons,

(pas de nom, pas d’âge, pas de lieu d’habitation…)

Alors voici …

Facette du clown gai, je ne me force pas,

C’est ma nature à moi,

Facette du clown triste,

Ce n’est pas moi vraiment,

C’est dur parfois.

Les souliers

Le feu, la neige et Abécé qui nous demande un petit poème

qu’on aime et que nous pouvons écrire de tête.

Celui que j’ai choisi est une chanson de Guy Béart.

Hier en me baladant dans la neige avec ma petite fille

je me suis surprise à chantonner cette chanson : Les souliers

D’abord les mots peinaient un peu à venir, puis plus on s’enfonçait

dans la neige, mieux les paroles me revenaient.

Alors les voici …

Dans la neige y’avait deux souliers, deux souliers,

Dans la neige qu’étaient oubliés.

Passe un homme qui marche à grands pas, à grands pas,

Passe un homme qui ne les voit pas

Le deuxième dans la nuit
glacée,

Le deuxième glisse il est pressé,

Le troisième met le pied dessus,

Le troisième n’a rien aperçu.

Dans la neige y’avait deux souliers, deux souliers,

Dans la neige qu’étaient oubliés.

Une femme qui regarde mieux, -garde mieux,

Une femme n’en croit pas ses yeux,

Le prochain dit: “Ils sont trop petits”

Le prochain trop vite est reparti.

Combien d’hommes qui passent sans voir,

Combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir.

Quelle chance je suis arrivé, arrivé

Quelle chance je les ai trouvés

J’ai couru nu-pieds tant de chemin, de chemin,

J’ai couru, je les prends dans les mains,

Je les chauffe, ils sont encor froids, encor froids,

Je les chauffe en les gardant sur moi.

Ô miracle! les petits souliers

Ô miracle! sont juste à mon pied.

Dans la neige, ils m’étaient promis,

Dans la neige, je cherche un ami.

Comme il fait encore très froid je vous ai laissé du feu dans la cheminée 😉