Coucou le monde !!!

Pour ce jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Et en cette période particulière, j’ai décidé d’instaurer

la journée mondiale du Coucou, question d’égayer un peu

nos esprits embués par tant de tristesse tout autour de nous.

Pour répondre au thème de Durgalola en résonance

avec l’affiche de Soulages , voici mon petit poème

dans lequel doit figurer le mot « NOIR »

Pauvre Edmonde

Qui sans cesse broie du NOIR.

Edmonde arrête de faire un monde

De ta vie d’entonnoir.

Je te donne une seconde

Pour que tu sortes de ton triste manoir.

Ne crois pas que je te gronde,

Mais de te voir errer sur le trottoir

Comme une moribonde

Marchant dans le noir

Me rend furibonde.

Voici mon mouchoir

Oublie tes idées nauséabondes

Et vient me voir

Je te ferai découvrir le monde

-dimdamdom-

 Ce n’est peut-être pas le moment de lui refiler mon mouchoir 🙄

J’espère vous trouver tous en bonne santé, que vos proches sont à l’abri

de ce fléau qui nous touche au plus profond de nos chairs.

Même si je ne passe plus beaucoup dans vos univers

je pense toujours très fort à vous .

Je vous embrasse

Heureux qui comme Florimond a fait un beau voyage

 

Pour ce défi 234 chez les Croqueurs de mots

Comme le coronavirus nous confine chez nous Durgalola nous propose de partir en voyage…

Voici ma participation.

Florimond

Fait partie de ces gens bons

Voilà qu’après une longue vie

Bien accomplie

Il se trouve en maison de repos

Où le langage n’est plus que  » pipi caca popo »

C’est dommage pour Florimond

Qui toujours était par vaux et par monts

Et pourtant quand on lui demande s’il est heureux

On voit une étincelle dans ses yeux

Il dit qu’il fait de beaux voyages

Que tous les jours il voit d’autres paysages

Qu’il fait plein de nouvelles connaissances

Depuis qu’il est à Saint Paul de Vence

Oui mais voilà dans sa petite chambre il est alité

Personne de lui n’a pitié.

Un matin l’infirmière il appelle

En énumérant des villes côtières belges à la pelle

Knokke, Middelkerk, Oostende

Coxyde, Nieuport, Westende ….

Il crie si fort que l’infirmière

Arrive limite en colère

« Non mais ça va pas de crier de la sorte

Et c’est quoi cette odeur forte? »

Elle soulève sa couverture et se met à le bêtifier

« Oh mais c’est dégoutant vos draps sont mouillés

C’est la panne qu’il fallait demander! »

« Ah voilà le mot que j’ai cherché »

Lui répondit l’homme au grand âge

« Pourquoi en faire tout un fromage? »

-dimdamdom-

Pour cette participation

Je me suis inspirée d’une histoire

Qui m’a été racontée

Pour laquelle j’ai beaucoup ri

Mais à laquelle j’ai voulu donner

Une note de compassion

Pour le vieux Florimond

Qui toujours voyage.

Le tout sur une chanson de Georges Bassens.

Heureux qui comme Ulisse a fait un beau voyage.

Le printemps ne le savait pas …

C’était en mars 2020 …

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait,

les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu,

le matin arrivait pus tôt.

 

C’était en mars 2020 …

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison,

les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur.

Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens

continuaient de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

 

C’était en mars 2020 …

Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents,

familles et enfants.

Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle

et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri,

les feuilles ont poussé.

 

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue,

chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même,

ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés

sur d’autres valeurs.

 

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde

qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits,

les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

 

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé,

le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient,

pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

 

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas.

Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort.

Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie. 🙏🏻

Et surtout restez confiants et gardez le sourire !

 

Ce texte ne m’appartient pas, il circule sur les réseaux sociaux

en cette période difficile pour tous.

J’avais envie de le partager avec vous

parce que je le trouve très beau

et porteur d’espoir d’un renouveau.