Un jour peut-être … Métiers improbables

Allo la compagnie !!!

Oui je sais, je ne suis pas très présente ici

pas plus qu’ailleurs je vous rassure.

Ma vie hélas n’est pas un long fleuve tranquille

je crois bien que tout fout le camp.

Je ne vais pas vous l’étaler ici, à quoi bon

alors je vais vous parler d’un projet qui m’a tenu très à coeur.

Connaissez-vous Quichottine et ses Anthologies Ephémères

Certainement que oui, tout le monde en parle ici et ailleurs.

A vous qui passez ici par hasard, je vous explique …

Pour cette sixième année consécutive, Quichottine

nous convie aux Anthologies Ephémères qui sont des recueils

dont les bénéfices sont reversés intégralement

à l’association Rêves.

Nous avons été 108 auteures et auteurs à partager nos possibles

pour apporter un peu de bonheur à des enfants malades.

Il n’est certes pas trop tard pour vous le procurer et ainsi

contribuer à l’association Rêves.

Vous trouverez tous les renseignement ici

Voici ma participation en toute simplicité …

Pour devenir écrivain, il faut ….

Des points, des virgules, un stylo ou un clavier,

un dictionnaire ou même une encyclopédie en ligne,

un peu d’imagination, beaucoup d’inspiration.

Enfin,  créer un personnage en lui donnant un nom,

une personnalité et un rôle auxquels on peut se substituer.

Ici mon héroïne se prénomme Gül et voici ce qu’on dit d’elle  :

<< Elle aime la recherche, l’analyse, dans un contexte de calme et de tranquillité.

Tout ce qui est original et d’avant-garde l’attire.

Le domaine sentimental n’est pas toujours simple pour elle.

Gül est souvent déconcertante et insaisissable, car elle tend à réprimer fortement

ses sentiments et passe souvent pour beaucoup plus insensible et froide

qu’elle ne l’est en réalité.

Elle éprouve le sentiment fréquent d’être incomprise. Sélective, elle préfère

encore vivre seule que d’être mal accompagnée. Aussi peut-elle connaître un célibat

plus ou moins prolongé ou suivre une route plus indépendante ou moins conformiste >>

 

Et voilà mon ébauche …

<< C’était un de ces matins de printemps je me levais comme d’habitude … virgule,

avec une certaine lassitude …. point à la ligne. >>

Je me sentais déjà au réveil, littéralement épuisée :  j’avais passé ma nuit

à préparer ma promotion pour le prix Goncourt pour lequel j’étais nominée.

L’histoire de mon roman était celle de la mobilisation d’un village victime

d’une jettatura pleine d’extravagance, qui semait la panique  en jetant

de mauvais sorts sur ceux qui ne respectaient pas une tradition ancestrale

interdisant de copuler avant le mariage.

Je me dirigeais vers le balcon,  telle une héroïne en proie d’une grande solitude.

J’ouvrais la fenêtre et,  en voyant mon jardin à l’état sauvage,  je ressentis

un léger tremblement. Il fallait que je me ressaisisse au plus vite.

Soudain je fus prise d’un vertige. Il faisait déjà bien chaud pour la saison,

quelques odeurs de cochon,  venant de la porcherie d’à côté,

me donnaient la nausée.

Les aboiements rauques des chiens du voisinage provoquaient une telle cacophonie

que,  dans un moment d’égarement,  je basculais lourdement par dessus la balustrade.

J’ouvrais les yeux, j’avais un léger goût amer dans la bouche.

Un cycliste,   voyant ma détresse, vint soigner avec beaucoup

de dévotion la petite blessure que je m’étais faite à la tête.

Il voulut ensuite,  tel un prince charmant,  me déposer un doux baiser sur les lèvres.

Ma réaction fut si brusque qu’il repartit bredouille… Ah!  le pauvre garçon!

Soudain,  un grésillement sur l’écran de mon ordinateur me rappela

à l’ordre … ou peut-être était-ce cette jettatura ….

Quoi qu’il en soit,   dans moins d’une heure je passe mon oral

et j’espère recevoir cette signature qui,  à défaut d’obtenir le prix Goncourt,

me permettra de devenir l’écrivaine qui sommeille en moi.

-dimdamdom-

 

Je tiens à souligner, le professionnalisme de Quichottine

qui s’est chargée de la correction et la mise en page de chacun de nos textes.

Un tout grand merci à elle.

 

 

 

Oh mon beau bateau !!!

Un bateau sans voile
Se laissant guider par les étoiles
Ca n’existe pas, ça n’existe pas.

Un bateau sans rame
Bravant les flots corps et âme
Ca n’existe pas, ça n’existe pas.

Un bateau sans moteur
Avançant en y mettant tout son coeur
Ca n’existe pas, ça n’existe pas.

Eh pourquoi pas?

Mais une Coquille
Qui aime naviguer sur les flots des Môts
En se laissant guider par les étoiles
Bravant les flots corps et âme
En y mettant tout son coeur
Ah ça oui, ça existe.
Ah ça oui, ça existe !

Je remercie la Communauté des Croqueurs de Môts
de m’avoir suivie tout au long de cette saison
C’est avec plaisir que je vous retrouverai en septembre
pour de nouveaux défis.
Et bien sûr je serai heureuse de retrouver les fidèles à ce blog
que j’essayerai d’égayer pendant ma pause.

Bises amirales.
Dômi.

Pour le deuxième jeudi poésie, Asfree nous demandait d’écrire un poème

à la manière de Robert Desnos « La fourmi »

Sur le pas de la porte ….

Je n’ai pas beaucoup changé

Toujours fidèle sur mon escalier

De tendresse je t’ai privé

De respect tu m’as manqué

Tout tu as voulu gérer

Jusqu’à tes défauts reprochés

Il semble que tu aies gagné

Me voilà désemparée

J’ai voulu tout quitter …

… mais tout emporter

Pour un peu de liberté sollicitée

Il faudra cher payer

Puis ma confiance retrouver

Et enfin me relever.

Puis ….

Un matin la nana

De son lit se leva

Avec dans la tête

Ce refrain qui l’entête

« Tout quitter

Mais tout emporter »

Oui mais le pourrait-elle?

On a tant besoin d’elle

Enfin c’est ce qu’elle croit

Et son tourment elle accroit

A force d’avoir pitié

Du rêve elle revient à la réalité

Et demain elle sera toujours là

A se demander ce qu’elle fait encore là.

Ne serait-il pas mieux de tout quitter

Sans rien emporter…

Et ….

Subitement la nana en a eu assez

De rester figée sur son pas de porte

Voilà qu’elle s’est levée

Et doucement derrière elle a refermé la porte

Heureuse de sa liberté enfin retrouvée

-dimdamdom-

Pour le défi du lundi chez les Croqueurs de Môts ,

quelqu’un est sur le pas de sa porte, à votre avis que fait-il ?