C’est la rentrée chez notre maîtresse Jill Bill !!!

Il y a des matins

Qui nous font tellement de bien

Pas besoin d’avoir un chez soi

Il suffit d’être bien avec soi …

Voilà, juste pour vous dire que je prépare ma rentrée ici et ailleurs

et que je serai heureuse de vous retrouver pour de nouveaux partages.

A tout bientôt 😉

La cour de récré de Jill Bill

Même si c’est la rentrée, j’aime me retrouver avec mes amis

dans la Cour de Récré de Jill Bill,

que j’ai beaucoup délaissée depuis quelques mois.

Alors voici ma participation, le prénom à thématiser est Louve

Comme l’inspiration n’est pas encore au rendez-vous,

j’ai choisi un poème glané sur le net, que je vous fais découvrir.

 Louve

Julien Darowski

Je consens à m’anéantir,
À me laisser déchiqueter par la meute,
Car je reviendrai demain,
Impitoyable loup à la crinière soyeuse,
Fauve indomptable.
J’aurai les canines d’or et de nacre,
Ma langue sera rugueuse comme la pierre,
Brûlante comme le feu.
Mes hurlements se feront entendre partout,
J’aurai le museau de la noirceur du charbon,
Le pelage immaculé des neiges,
Mes pattes seront pourvues de griffes
Tranchantes comme l’acier,
Je serai indestructible.
Et je te vengerai enfin,
Toi, ma mère,
Louve injustement blessée
À l’enfance confisquée.
J’irai, sauvagement,
Mordre la vie jusqu’à la faire saigner
Pour qu’elle te rende amour et dignité.
J’irai chasser les mâles prédateurs
De tes flancs reproducteurs
Et tous ces charognards qui te traquaient,
Comme une proie,
Pour ta beauté.
Ils ignoraient
Combien ta peau,
Tiède et protectrice,
Était épaisse.
Ils ignoraient
Que tes crocs pouvaient lacérer,
Que, dans ta gueule,
Se cachait des mâchoires capables de broyer la chair et les os.
Mais moi, je le savais.
Car je suis né dans ton ventre,
Tu m’as allaité,
Tu m’as porté par le cou,
Et tu m’as fait comprendre,
En léchant une à une mes plaies ensanglantées,
Qu’il fallait s’unir dans la pénombre des forêts.
Et quand la lune s’en ira,
Tes yeux resteront,
Comme des saphirs luisant dans la nuit,
Comme des topazes mêlées d’azur et d’argent.

Tu n’es pas un Zéro…

 

Tu aurais pu rester figé

Dans un fauteuil

Duquel il aurait fallu un treuil

Pour que tu puisses marcher

 

Dans ton malheur

Tu as eu de la chance

Quelle délivrance

Malgré la douleur

 

Les docteurs n’étaient pas loquaces

Pour nous donner des explications

Au sujet de tes lésions

Mais ils ont été efficaces

 

Ton dos ressemblait à une mosaïque

Ils ont fait des prouesses

En refermant la plaie avec adresse

Ce n’était pas un acte prosaïque

 

Aussi sordide que cela paraisse

Tu as fait des études

Tu avais une bonne aptitude

Mais PAREIL aux autres, beaucoup de paresse.

 

Le regard des autres devenait pesant

De celui-ci ton avenir allait dépendre

Tu as décidé de tout suspendre

Quel gâchis cependant

 

Ton handicap t’a socialement fait souffrir

Bien trop d’incompréhension

T’ont donné des appréhensions

Jusqu’à vouloir en finir

 

Notre quotidien n’était plus que disputes

Difficile de nous mettre dans ta peau

Tu refusais de suivre le troupeau

Tu ne supportais plus qu’on te bizute

 

Un jour nous avons vu dans tes yeux hagards

Un grand moment de solitude

Plus aucune similitude

Avec notre petit gaillard

 

Dès la naissance tu as appris à combattre

Telle était ta richesse

Voilà que tu sembles oublier tes promesses

De toujours et toujours te battre

 

Tu nous devenais étranger

Et pourtant nous restions complémentaires

A ta vie sur cette terre

Toi qui croyait nous déranger

 

Nous supportions mal cet éloignement

Ce que nous considérions comme solidarité

Toi tu le prenais pour de la pitié

Nous n’étions juste que tes parents

 

Avec le temps tu es devenu fort

Fini les entailles aux règlements

Tu es devenu papa maintenant

Il te faut prouver ce qu’est l’effort

 

A ton tour d’encourager ton enfant

De lui apprendre la tolérance

Et ne pas pratiquer l’indifférence

Il n’y a rien de plus horrifiant

 

Mon garçon, ce poème je te l’adresse

Avec toute la tendresse

D’une mère pour son enfant

Dont la seule différence

Est de n’avoir jamais voulu être différent.

 

-dimdamdom-

 

Pour ce second jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

c’est quartier libre. J’ai repris ce poème qui hélas est revenu d’actualité.

En cette période difficile, j’ai reçu plusieurs promotions dont je me serais bien passé

Je suis devenue psychiatre, psy, infirmière, assistante sociale,

boniche, pionne, secrétaire. Mais avant tout je suis une mère,

une grand mère, une belle mère et mon rôle est de les soutenir

dans la crise qu’ils traversent.

Improbable …

Pour ce nouveau défi chez les Croqueurs de Môts

Dominique nous propose d’écrire une  UCHRONIE

Une « Uchronie » étant un récit imaginaire, qui a pour point de départ

un Événement Historique dont on modifie à sa convenance

et selon son imagination, l’évolution et l’issue.

Voici ma participation …

Cela se passe dans un zoo en 2020, je ne me souviens plus très bien

du mois, du jour, de l’année.

Des animaux se retrouvent en confinement

suite à une pandémie mondiale…

Un phoque

Un peu loufoque

Danse le rock

Avec une girafe

Complètement paf

Qui lui file des baffes

Voilà que le phoque

Un peu loufoque

Se défroque

Tandis que la girafe

Complètement paf

Se dégrafe

Un renard

Peu débrouillard

Les suit du regard

Un lapereau

Pas très chaud

Se tient au chaud

Un diplodocus

Ruminant un cactus

Se gratte furieusement l’anus

Un doryphore

Chassé à la sulfateuse du Périgord

S’accroche très fort

Un dromadaire

A la mine patibulaire

Les regarde d’un drôle d’air

Une araignée

S’apprêtant à régner

Se trouve indignée

Pendant ce temps un lion altier

Flanait sous un tamarinier

A côté de son dentier

Tandis que son adoratrice

Lui astiquait  la masticatrice

Avec du dentifrice

Tous voudraient que le roi lion

Dise à ces mignons

De calmer leurs pulsions

Mais aucun ordre

Ni contrordre

Pour enrayer le désordre

Le roi ne dit rien

Désormais chacun sait bien

Qu’un roi ne sert à rien

Deux daims

Assistent avec dédain

A son déclin.

La jungle est en danger

Le roi doit dégager

Si nous voulons manger

Puisque ce loustic

Nous impose un régime drastique

Imposons lui la fin du disque….

Le lion est mort ce soir

Wimboé, wimboé

 -dimdamdom-

J’ai remis ce poème au goût du jour

je l’ai trouvé très approprié à la période que nous vivons.

Douces pensées à vous et surtout prenez bien soin de vous.