Gratitude …

Pour ce défi 248,  chez les Croqueurs de Môts

c’est notre capitaine de quinzaine Durgalola qui prend la barre.

Voici ce qu’elle nous propose :

Chères  moussaillonnes et  chers moussaillons. Je vous souhaite bonne écriture.

extrait du journal IX  – GRATITUDE de Charles Juliet (2004/2008)

« On m’a demandé d’indiquer les dix mots que j’affectionne.

Les dix mots qui ont pour moi une signification particulière.

Quand j’ai voulu les rassembler, j’ai préféré ne pas trop réfléchir.

Il fallait qu’ils viennent spontanément.

Je les livre en désordre, car il ne peut y avoir entre eux de hiérarchie.

COMPASSION – MERE – TERRE – MUTATION – LUMIERE – CENTRE

– SOURCE – VOIX – REGARD – ECOUTE … 

Voici ma participation :

Quand elle était petite la nana, était persuadée qu’il n’y avait que des gens bons

Elle était pleine de compassion pour son père, sa mère, ses frères et ses soeurs …

et pas que !

Puis elle a quitté le cocon familial, a fondé une merveilleuse famille .

A leur tour , les petits devenus grands quittaient le nid.

Lorsqu’un matin, de son lit elle se leva avec dans la tête ce refrain qui l’entête

« Tout quitter, mais tout emporter », et après de longues hésitations

elle partait au bout de la terre,

croyant qu’elle pourrait vivre loin de tous ceux qu’elle chérissait ,

ce qui provoqua en elle une sombre mutation.

La lumière qui depuis si longtemps, envahissait le centre de son coeur ,

s’est éteinte subitement.

Elle ne pouvait pas rester comme ça …

Pour parer à sa détresse, elle est donc retournée aux sources,

se nourrir d’une voix, se faire embrasser d’un regard, chercher une écoute

et c’est auprès de ses enfants et petits enfants

que sa vie a repris du sens.

Depuis, dans mon petit nid

Je reprends goût à la vie

Loin de tout confort

Je trouve le réconfort

De ma liberté je jouis

Je découvre des plaisirs enfouis

Je ris autant que je respire

Avec ceux qui me font sourire.

-dimdamdom-

Le crack c’est tabou … on en viendra tous à bout !!!

Pour ce jeudi poésie du 11 mars chez les Croqueurs de Môts

Les Cabarlouche … euh non les Cabardouche

Nous demandaient de composer un poème après avoir dressé

une liste de métagrammes.

Une liste de quoi ?

Des métagrammes sont des mots qui ne diffèrent que par une lettre, exemple :

dame /came/pâme/pare/mare/mère/père …

Après avoir dressé cette liste, inclure ces mots dans notre création.

Voici ma liste : patraque/Patrique/trique/traque/craque/crique/barraque/barrique/braque/brique/ crack/crick

barraque : Ancienne variante orthographique de baraque

Patrique : Le prénom Patrique fait partie des prénoms très rares en ce moment

Crick : Les cricks à ventre bleu sont des perroquets

qui  vivent dans la forêt atlantique humide.

 

Ce matin Yannick

Est patraque

Avec Patrique

Ils ont emmené à la chasse leur braque

Qu’ils voulaient mener à la trique

Ils sont à la traque

Mais voilà que Patrique et Yannick

Sortent leur matraque

Se cachent dans  une barrique

Recouverte d’une chabraque

Quand ils voient une bourrique

Foncer sur le braque

Celui-ci devenu hystérique

Se sauve jusqu’à une vieille barraque

Ou il manque beaucoup de briques

Subitement ils craquent

Et se mettent à faire des arabesques autour de la crique

Je crois bien que Patrick et Yannick

Ont abusé de crack

Et voilà qu’ils voient partout des cricks

-dimdamdom-

Peut-être bien que moi aussi hihi!!!

Quand Mémé fricote Pépé tricote !!!

Pour le défi 247 chez les Croqueurs de Môts

Les Cabardouche nous demande

 de raconter une anecdote, à partir du portrait ci dessus

tout en utilisant impérativement  les verbes suivants.

barguigner

renauder

vermiller

écuisser

musser

Pour ma participation

Le rendez-vous avec Pépé et Mémé Jeanne

Est devenu incontournable.

Après avoir fricoté avec la liberté

et après avoir longuement barguigner

Mémé Jeanne décide enfin de rentrer à Paris

pour retrouver son Pépé qui depuis un traitement au jus de quetsches

est devenu lymphatique.

En effet, plus jamais il ne renaude, ce qui l’inquiète quelque peu.

Elle aimerait pourtant qu’il retrouve sa vigueur

comme au temps où il pouvait écuisser une forêt entière.

Pour se faire elle lui a acheté un maillot en Rhovyl’on

Sur lequel elle a fait graver le nom de Ronaldinho

Et lui a tricoté une paire de chaussettes assortie.

Elle s’est fendue d’un fauteuil d’Alpine Renault

qu’elle a acheté à prix très réduit

juste avant la décentralisation des usines vers la Roumanie

Elle espérait pouvoir lui apporter de la poudre de rhododendrons dans un ravier,

mais voilà qu’à l’aéroport de Roissy le contrôleur qui avait l’air

d’avoir une corne de rhinocéros dans le derrière lui dit :

« J’aime pas les rhododendrons », encore un peu elle se faisait coffrer.

Quant à Pépé depuis qu’il est aussi bien équipé

il ne sort plus de son fauteuil

et c’est mussé derrière son écran, qu’il regarde avec beaucoup d’intérêt

des reportages cochons … il observe le comportement

des cochons vermillant dans la forêt, enfin c’est ce qu’il fait croire.

Bizarrement quand Mémé Jeanne rentre dans la pièce, il se met au tricot,

ce qui l’attendrit au plus haut point .