« L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918… » (suite)

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Voici la suite de l’article « L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918… »

Entre 1914 et 1918, il sera discerné à Adolf Hitler six distinctions

et il recevra peu avant la fin de la guerre la Croix de Fer 1ère classe

avec la citation suivante du Lieutenant-Colonel Michael Freiherr von Godin:

“En tant qu’estafette, son calme et sa détermination,

à la fois dans les tranchées et sous le feu, ont été exemplaires.

Il s’est toujours révélé volontaire pour les plus périlleuses missions

l’exposant aux plus graves dangers.”

Ses lectures favorites pendant les années de guerre

furent les ouvrages d’Arthur Shopenhauer,

notamment « Le monde comme volonté et représentation »

ou le philosophe explique que la souffrance de l’homme

provient de son incapacité à exprimer et mettre en oeuvre

sa volonté intime primitive dans toute sa force et sa brutalité.

Et où il conclut que les religions n’ont pas d’autre but que d’écarter l’homme

de la possibilité de le faire.Vraies ou fausses, ces vues vont avoir sur l’autodidacte

Adolf Hitler,enfant maltraité, écolier moqué et exclu, peintre rejeté,

une influence considérable et elles vont faire leur chemin dans ses conceptions

assez grossières et simplistes, du monde. L’ironie est que bien des idées

de Schopenhauerseront reprises par Sigmund Freud sans que Hitler

-qui haïssait ce dernier et brûlera ses livres- en soit conscient.

Il faut admettre toutefois que les scènes quotidiennes

dont Hitler fut alors le témoin paraissaient prouver la véracité des vues

de Schopenhauer et l’échec des religions.

Hitler n’a jamais vu au-delà de ce qu’il avait envie de voir

et a été incapable de comprendre que le premier conflit mondial

ne consacrait pas le triomphe des vues de Schopenhaueur

mais le triomphe de la volonté primitive des hommes.

Il n’en représente tout de même pas moins, en un mot,

l’échec d’un mode de vie et Hitler en tirera les leçons.

Suite la semaine prochaine….

 

Hitler ou l’enfantement d’un monstre!!!

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Je vais vous parler d’Hitler!!!

Sachant par expérience que les textes trop longs ne sont pas lus

Je vous en parlerai donc en plusieurs épisodes.

L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918

source : http://schikelgruber.net/hitlerE.html

Dès le début des hostilités, Hitler qui vit à Munich depuis deux ans

et mène une vie d’artiste moins misérable qu’à Vienne, rejoint volontairement

le XVIème régiment bavarois d’infanterie de réserve.Il accueille la guerre

avec enthousiasme, heureux de se mettre au service de la mère-patrie

dont il n’est même pas un citoyen. Hitler ne deviendra allemand qu’au début

des années 30 pour pouvoir prendre le pouvoir et devenir Chancelier du Reich.

 Il n’empêche. Adolf va vivre avec ferveur le déclenchement des atrocités de 1914-1918

et écrira plus tard : « Ces heures ont été comme une rédemption de toutes

les vexations de ma jeunesse… Je n’ai pas honte de dire que, dans un sursaut

d’enthousiasme, je tombais à genoux et rendis grâce aux cieux de tout mon coeur.

Ainsi commença pour moi, ainsi que pour tout Allemand, le temps le plus

inoubliable et le plus sublime de toute mon existence terrestre. » Il fallait

un être d’une trempe un peu spéciale -voire totalement névrosé- pour applaudir

ainsi à un conflit qui mettait en jeu l’Europe entière mais, depuis sa jeunesse,

Hitler pensait que « le salut du Germanisme avait pour condition l’anéantissement de

l’Autriche. » Pour lui, la guerre allait précipiter la chute des Habsbourg et avec la

victoire de l’Allemagne permettre la fusion qui régénèrerait l’empire germanique.

Quoique Autrichien, il va dès le 3 août 1914, adresser une supplique directe à

Sa Majesté le roi Louis III de Bavière, en demandant la faveur d’entrer dans

un régiment bavarois. Elle va être acceptée et il sera éperdu de reconnaissance.

Commence alors « le temps le plus inoubliable et le plus sublime de toute mon

existence terrestre ». (sic) A la décharge de cet enthousiasme un peu juvénil ou

machiste, il faut tout de même rappeler que le très révéré père de la psychanalyse,

le juif Sigmund Freud, déclarera à la même époque: « je suis fier que l’Autriche

ait démontré sa virilité au monde » ou encore « tout ma libido est donnée à

l’Autriche-Hongrie ». Lui aussi était convaincu que la guerre allait redonner

à l’Autriche-Hongrie un statut de premier rang dans le concert mondial.

Les historiens ont toujours pudiquement fait silence sur de tels propos.

En dépit de toutes les horreurs dont il va être témoin pendant 4 ans,

Adolf Hitler ne se départira jamais de son enthousiasme et de sa détermination,

sauf à la fin de la guerre où il va porter un jugement sévère sur les responsables

et les acteurs suprêmes du conflit. Il ira même jusqu’à dire : »

Plus d’une fois j’ai été tourmenté par la pensée que si la Providence m’avait mis

à la place des impuissants ou des gens sans volonté de notre service de propagande,

le sort de la lutte se serait annoncé autrement. » Comme beaucoup, les horreurs

de la guerre vont l’éloigner un peu plus des principes politiques, sociaux

et religieux qui prévalaient dans l’Europe chrétienne et monarcho-impériale du siècle

précédent et ouvrir la voie aux réformes, quelles qu’elles soient, socialistes,

communistes ou nazies. Mais, en 1914, Hitler n’en est pas encore là.

Il est incorporé comme simple troufion et part pour le front octobre 1914

mais sera promu caporal-chef dès le mois de Décembre du fait de sa bravoure

durant la 1ère bataille d’Ypres. Dans les tranchées, il sera un soldat courageux

et très apprécié de ses camarades de combat qui le trouvaient, à certains

moments, un peu hautain, notamment à l’approche de Noël (période de deuil cruel

pour le jeune homme qu’il était en 1907 quand il enterre sa mère la veille de Noël).

Affecté à des tâches d’estafette, un des postes les plus périlleux du combat dans la mesure

où il faut sans cesse se rapprocher du front pour en rapporter les informations

les plus fraîches pour la suite des opérations,

Hitler va sans conteste être un héros digne de l’Antiquité pendant 4 ans.

Ignaz Westenkirchner, un camarade de renseignements qui devint son ami dira plus tard :

 » Adolf était un type sérieux préoccupé de sujets sérieux.

Il parlait et pouvait parler de tout. Nous autres, simples soldats, nous étions

très impressionnés et nous aimions cela. » D’autres diront que ses qualités militaires

étaient si nulles que le sale boulot d’estafette fut le seul qui lui convenait…

Suite la semaine prochaine….

Le cheval de guerre pour la communauté « il y a cent ans »

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« Cheval de guerre », le film de Steven Spielberg,

inspiré du roman éponyme paru en 1982,

écrit pour la jeunesse par Michaël Mopurgo,

donne l’occasion de se rappeler

que des milliers de chevaux ont été utilisés

pendant la « Grande Guerre ».

 En 1914 la première guerre mondiale a commencé

comme une guerre Napoléonienne,

avec la cavalerie: hussards, dragons, cuirassiers.

Des chevaux aussi pour tirer des chariots d’artillerie,

d’armement et autres matériels

pour les ambulances (hippomobiles) pour les cuisines « roulantes »,

l’approvisionnement des hommes,

et le fourrage destiné à nourrir les chevaux au front.

Toute sorte de chevaux: chevaux de traits, Percherons, Ardennais,

et chevaux de selle pour les cavaliers.

En Août 1914, alors que la Belgique est envahie par les Allemands,

la cavalerie française se lance vers le nord.

Trois semaines de déplacements opérationnels

sur plusieurs centaines de kilomètres,

en plein été, dans une chaleur étouffante,

avec des milliers de chevaux arnachés,

portant Dragons et Cuirassiers:

pas moins de 18 régiments de cavalerie.

Les chevaux étaient dans un tel état d’épuisement qu’il n’y eut aucun combat.

La bataille eut lieu entre Britanniques et Allemands, à Mons.

En Septembre 1914, le 06 Septembre très exactement,

c’est le début de la première bataille de la Marne.

Les Allemands battent en retraite,devant l’artillerie et les fantassins.

Mais les chevaux de la cavalerie Française étaient dans un tel état de fatigue,

et de souffrance, qu’ils étaient bien en peine de pouvoir engager une bataille.

Peu nourris, amaigris, jamais ou peu dessellés,

les chevaux ont des plaies suppurantes,

beaucoup meurent en chemin.

L’occasion donnée de diviser les forces allemandes,

en s’engouffrant dans une brèche de 40 kilomètres de large,

ne put être menée jusqu’au bout,

malgré 3 divisions du 2ème Corps de Cavalerie ( 12 000 chevaux)

et trois brigades de cavalerie britanniques.

Les chevaux était incapables d’avancer au trot,

et dans un extrême état de fatigue.

L’ordre fut donné de se replier.

Les Allemands refermèrent la brèche,

et stoppèrent leur retraite, puisqu’on ne les chassait pas.

La guerre de position commençait: le front se stabilisa

et les armées creusèrent des tranchées…

La guerre allait durer 4 ans.

Les chevaux n’allaient plus que très peu être utilisés dans des offensives,

mais ils continuent à servir pour tracter l’artillerie

( les engins motorisés ne passaient pas sur des terrains de boue, bosselés, difficiles d’accès),

ils servent encore pour les ambulances, et autres acheminements.

Gazés, déchiquetés par les obus, blessés dans les barbelés,

les sabots transpercés par des « chausse-trappes »

les chevaux ont connu le même enfer que les hommes…

J’ai vu ce film la semaine dernière

Que j’ai beaucoup aimé

Même si je l’ai trouvé un peu édulcoré

 Il m’a arraché  quelques larmes.

Spielberg à le don de faire ressortir à travers ses films

Des sentiments forts.

Une scène m’a beaucoup marquée

Celle où le cheval s’emmêle dans les barbelés

Sans l’aide d’un homme il ne s’en serait pas sorti.

A ce moment le héros du film sort de sa tranchée

Et un ennemi sort de la sienne

Tous deux se retrouvent autour de l’animal

Se conseillent mutuellement

Pour sauver le cheval.

La discussion est amicale

On voit visiblement qu’ils se demandent

Ce qu’ils fichent là….

Ils se séparent en jouant l’avenir de l’animal à pile ou face

 Bien évidemment c’est le propriétaire de celui-ci qui en obtient la garde

Et c’est en toute amitié que les deux jeunes soldats

Retournent dans leur tranchée!!!

Image de prévisualisation YouTube

Voici un lien pour vous faire une idée

De ce qu’a été le calvaire de ces bêtes héroïques!!!

Chevaux victimes de guerre

Et pour finir

 La jument Paquerette (Extrait « Adieu Cavalerie » de M. CHAMBRE)

Il avait fallu obéir. Les chevaux avaient dû sauter en contrebas,

à la lumière de rares réverbères et des lampes d’écurie.

Beaucoup s’y refusaient, se cabraient.

Il fallait que deux hommes se tenant par la main

au-dessous de leur croupes les obligeassent à sortir du wagon.

C’était à cet instant que s’était passé dans mon peloton un triste accident :

la jument Pâquerette, une excellente bête, douce comme un agneau,

s’était fracturé une jambe de devant, prise entre deux rondins.

Le canon était ballant, brisé en deux.

Il n’y avait rien à faire, la pauvre bête était perdue, il fallait l’abattre sur place.

Comme par hasard, cela arrivait au cavalier de 1ère classe SERMADIRAS,

un des meilleurs du peloton, celui qui peut-être aimait le mieux son cheval.

Il adorait sa Pâquerette, la soignait comme ses yeux, ne la quittait pas,

trouvait le moyen de la faire boire même lorsqu’il n’y avait pas d’eau,

allant lui chercher au loin dans son seau de toile.

Il couchait toujours derrière elle, lui parlait, la caressait.

C’était ce qu’il aimait le plus au monde.

Le maréchal des logis SOUQUET était venu me chercher

pour me faire constater le désastre :

– Venez voir, mon lieutenant, qu’est-ce qu’il faut faire?

Le cavalier SERMADIRAS le suivait, en larmes.

J’avais vu. C’était irrémédiable.

SOUQUET emmenez Pâquerette un peu à l’écart.

Il faut l’abattre.

Prenez deux hommes avec des carabines

et qu’ils tirent à bout portant derrière l’oreille.

Elle ne souffrira pas. Contre un mur. Prenez garde aux accidents!

Attention aux balles!

SERMENDIRAS avait éclaté en sanglots.

– Non, mon lieutenant! C’est pas vrai!

J’aime mieux être tué moi-même.

– Allons SERMANDIRAS, ne dis pas de bêtises!

Tu vois bien qu’il n’y a rien à faire.

On ne peut emmener ta pauvre Pâquerette.

Elle souffre beaucoup d’ailleurs, il faut arrêter ça!

Dis-toi qu’elle meurt au champ d’honneur.

Ce ne sera pas la seule!

Un peu plus tôt, un peu plus tard, tu sais…

Nous aurons peut-être tous notre tour.

Allons du courage. »

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