L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918 (suite)

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Voici la suite de l’article “L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918…”

J’en suis encore à me demander

Pourquoi des partis aussi haineux que le FN en France

ou la NVA chez nous en Belgique

Et d’autres ailleurs, réussissent à passer à travers les mailles du filet

Ce n’est pas faute d’avoir été prévenus pourtant!!!

Pourquoi pensez-vous que Hitler est allé si loin dans son délire?

C’est parce que beaucoup y ont cru

Et pourquoi beaucoup y ont cru?

Parce qu’il leur a menti!!!

Comme le fait si bien Marine Le Pen en France

Bart De Wever chez nous en Belgique

Et d’autres ailleurs!!!

 

Durant ces années de guerre, Hitler va continuer a peindre

et plusieurs de ses aquarelles représenteront des sujets de guerre

ou des caricatures de camarades ou d’officiers.

Une des plus célèbres aquarelles est celle qui représente le “Hohlweg”

(le chemin englouti, sous entendu sous les obus).

Adolf Hitler sera engagé dans les plus violents combats de la guerre,

notamment la bataille de Bapaume en 1916 et celle de la Somme en 1917

qu’il décrira plus tard comme “plus proches de l’enfer que de la guerre”.

Miraculeusement, Hitler survivra. Il recevra deux éclats d’obus en 4 ans,

l’un provoquant une légère blessure au visage, l’autre le blessant plus grièvement

à la cuisse en octobre 1916. Retiré du front pendant deux mois,

il y reviendra néanmoins plus vite que prévu à sa propre demande

car il ne supportait pas l’ambiance défaitiste et la mentalité “planquée”

de la vie civile où “les Juifs s’enrichissaient”. Quand il y retourne,

le chien qu’il avait adopté plusieurs mois plus tôt et qui appartenait

a un officier anglaislui fit des fêtes qui arrachèrent des larmes a Adolf.

Hitler par ailleurs semble avoir mis beaucoup de coeur à servir l’armée

au-delà du strict devoir du combattant. Il a été volontaire pour de nombreuses

corvées au bénéfice des gradés de l’armée du Kaiser ce qui témoigne

d’un penchant à se faire bien voir de l’autorité du moment

qui la considère légitime et digne de respect. Hitler avait des héros :

le colonel Ludendorff et le Lieutenant-General Hindenburg, futur président

de la République de Weimar, en seront les principaux et c’est dans leur sillage

qu’il deviendra Chancelier du Reich. Les SA, SS et la Wechmacht

prêteront serment de fidélité absolue à un Caporal. Faut-il être fou !!!

En réalité, sa volonté de devenir “quelqu’un” ne l’a jamais abandonné

pendant ses années de guerre et il est évident que Hitler, le lèche-cul

doublé d’un héros, ne faisait que se placer auprès de ceux qu’il admirait

sans doute sincèrement mais dont il attendait une reconnaissance officielle,

celle que père, professeurs et collègues lui avaient toujours déniée.

Lorsque, dans les années 20, il sera amené à rencontrer Ludendorff,

Hitler témoignera d’un respect surprenant, à la limite de la servilité.

La photo ci-dessous le représente a moitié courbé devant la stature

imposante du héros de 14-18, manifestement écrasé par l’homme

et ce qu’il symbolise. Cela ne l’empêchera pas de se servir de lui

comme d’une marionnette et de trahir dès son arrivée

au pouvoir suprême en 1933 tous les espoirs de son protecteur.

Suite la semaine prochaine….

 

 

“L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918…” (suite)

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Voici la suite de l’article “L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918…”

Entre 1914 et 1918, il sera discerné à Adolf Hitler six distinctions

et il recevra peu avant la fin de la guerre la Croix de Fer 1ère classe

avec la citation suivante du Lieutenant-Colonel Michael Freiherr von Godin:

“En tant qu’estafette, son calme et sa détermination,

à la fois dans les tranchées et sous le feu, ont été exemplaires.

Il s’est toujours révélé volontaire pour les plus périlleuses missions

l’exposant aux plus graves dangers.”

Ses lectures favorites pendant les années de guerre

furent les ouvrages d’Arthur Shopenhauer,

notamment “Le monde comme volonté et représentation”

ou le philosophe explique que la souffrance de l’homme

provient de son incapacité à exprimer et mettre en oeuvre

sa volonté intime primitive dans toute sa force et sa brutalité.

Et où il conclut que les religions n’ont pas d’autre but que d’écarter l’homme

de la possibilité de le faire.Vraies ou fausses, ces vues vont avoir sur l’autodidacte

Adolf Hitler,enfant maltraité, écolier moqué et exclu, peintre rejeté,

une influence considérable et elles vont faire leur chemin dans ses conceptions

assez grossières et simplistes, du monde. L’ironie est que bien des idées

de Schopenhauerseront reprises par Sigmund Freud sans que Hitler

-qui haïssait ce dernier et brûlera ses livres- en soit conscient.

Il faut admettre toutefois que les scènes quotidiennes

dont Hitler fut alors le témoin paraissaient prouver la véracité des vues

de Schopenhauer et l’échec des religions.

Hitler n’a jamais vu au-delà de ce qu’il avait envie de voir

et a été incapable de comprendre que le premier conflit mondial

ne consacrait pas le triomphe des vues de Schopenhaueur

mais le triomphe de la volonté primitive des hommes.

Il n’en représente tout de même pas moins, en un mot,

l’échec d’un mode de vie et Hitler en tirera les leçons.

Suite la semaine prochaine….

 

Hitler ou l’enfantement d’un monstre!!!

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Je vais vous parler d’Hitler!!!

Sachant par expérience que les textes trop longs ne sont pas lus

Je vous en parlerai donc en plusieurs épisodes.

L’enfantement d’un monstre ou 1914-1918

source : http://schikelgruber.net/hitlerE.html

Dès le début des hostilités, Hitler qui vit à Munich depuis deux ans

et mène une vie d’artiste moins misérable qu’à Vienne, rejoint volontairement

le XVIème régiment bavarois d’infanterie de réserve.Il accueille la guerre

avec enthousiasme, heureux de se mettre au service de la mère-patrie

dont il n’est même pas un citoyen. Hitler ne deviendra allemand qu’au début

des années 30 pour pouvoir prendre le pouvoir et devenir Chancelier du Reich.

 Il n’empêche. Adolf va vivre avec ferveur le déclenchement des atrocités de 1914-1918

et écrira plus tard : “Ces heures ont été comme une rédemption de toutes

les vexations de ma jeunesse… Je n’ai pas honte de dire que, dans un sursaut

d’enthousiasme, je tombais à genoux et rendis grâce aux cieux de tout mon coeur.

Ainsi commença pour moi, ainsi que pour tout Allemand, le temps le plus

inoubliable et le plus sublime de toute mon existence terrestre.” Il fallait

un être d’une trempe un peu spéciale -voire totalement névrosé- pour applaudir

ainsi à un conflit qui mettait en jeu l’Europe entière mais, depuis sa jeunesse,

Hitler pensait que “le salut du Germanisme avait pour condition l’anéantissement de

l’Autriche.” Pour lui, la guerre allait précipiter la chute des Habsbourg et avec la

victoire de l’Allemagne permettre la fusion qui régénèrerait l’empire germanique.

Quoique Autrichien, il va dès le 3 août 1914, adresser une supplique directe à

Sa Majesté le roi Louis III de Bavière, en demandant la faveur d’entrer dans

un régiment bavarois. Elle va être acceptée et il sera éperdu de reconnaissance.

Commence alors “le temps le plus inoubliable et le plus sublime de toute mon

existence terrestre”. (sic) A la décharge de cet enthousiasme un peu juvénil ou

machiste, il faut tout de même rappeler que le très révéré père de la psychanalyse,

le juif Sigmund Freud, déclarera à la même époque: “je suis fier que l’Autriche

ait démontré sa virilité au monde” ou encore “tout ma libido est donnée à

l’Autriche-Hongrie”. Lui aussi était convaincu que la guerre allait redonner

à l’Autriche-Hongrie un statut de premier rang dans le concert mondial.

Les historiens ont toujours pudiquement fait silence sur de tels propos.

En dépit de toutes les horreurs dont il va être témoin pendant 4 ans,

Adolf Hitler ne se départira jamais de son enthousiasme et de sa détermination,

sauf à la fin de la guerre où il va porter un jugement sévère sur les responsables

et les acteurs suprêmes du conflit. Il ira même jusqu’à dire :”

Plus d’une fois j’ai été tourmenté par la pensée que si la Providence m’avait mis

à la place des impuissants ou des gens sans volonté de notre service de propagande,

le sort de la lutte se serait annoncé autrement.” Comme beaucoup, les horreurs

de la guerre vont l’éloigner un peu plus des principes politiques, sociaux

et religieux qui prévalaient dans l’Europe chrétienne et monarcho-impériale du siècle

précédent et ouvrir la voie aux réformes, quelles qu’elles soient, socialistes,

communistes ou nazies. Mais, en 1914, Hitler n’en est pas encore là.

Il est incorporé comme simple troufion et part pour le front octobre 1914

mais sera promu caporal-chef dès le mois de Décembre du fait de sa bravoure

durant la 1ère bataille d’Ypres. Dans les tranchées, il sera un soldat courageux

et très apprécié de ses camarades de combat qui le trouvaient, à certains

moments, un peu hautain, notamment à l’approche de Noël (période de deuil cruel

pour le jeune homme qu’il était en 1907 quand il enterre sa mère la veille de Noël).

Affecté à des tâches d’estafette, un des postes les plus périlleux du combat dans la mesure

où il faut sans cesse se rapprocher du front pour en rapporter les informations

les plus fraîches pour la suite des opérations,

Hitler va sans conteste être un héros digne de l’Antiquité pendant 4 ans.

Ignaz Westenkirchner, un camarade de renseignements qui devint son ami dira plus tard :

” Adolf était un type sérieux préoccupé de sujets sérieux.

Il parlait et pouvait parler de tout. Nous autres, simples soldats, nous étions

très impressionnés et nous aimions cela.” D’autres diront que ses qualités militaires

étaient si nulles que le sale boulot d’estafette fut le seul qui lui convenait…

Suite la semaine prochaine….