Voter oui … mais voter qui ???

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Je vous recommande de mettre le son !!!

Un phoque

Un peu loufoque

Danse le rock

Avec une girafe

Complètement paf

Qui lui file des baffes

Voilà que le phoque

Un peu loufoque

Se défroque

Tandis que la girafe

Complètement paf

Se dégrafe

Un renard

Peu débrouillard

Les suit du regard

Un lapereau

Pas très chaud

Se tient au chaud

Un diplodocus

Ruminant un cactus

Se gratte furieusement l’anus

Un doryphore

Chassé à la sulfateuse du Périgord

S’accroche très fort

Un dromadaire

A la mine patibulaire

Les regarde d’un drôle d’air

Une araignée

S’apprêtant à régner

Se trouve indignée

Pendant ce temps un lion altier

Flanait sous un tamarinier

A côté de son dentier

Tandis que son adoratrice

Lui astiquait la masticatrice

Avec du dentifrice

Tous voudraient que le roi lion

Dise à ces mignons

De calmer leurs pulsions

Mais aucun ordre

Ni contrordre

Pour enrayer le désordre

Le roi ne dit rien

Désormais chacun sait bien

Qu’un roi ne sert à rien.

– dimdamdom-

Pour ce second jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts

Lilousoleil nous donne toute liberté

alors je me lâche 😉 😉 😉

Je n’aime vraiment pas cette campagne

faite de délation, de haine, de magouille

si c’est ça la politique, je préfère m’abstenir

et en rire 🙂

Libérée, délivrée ….

Pour le défi 182  chez les Croqueurs de Môts

Lilousoleil nous proposait un logorallye !!!

Et pas n’importe lequel… avec des mots anciens

qui commencent tous par la lettre F.

Il nous faut faire un texte en vers, en prose

ou les deux à la fois avec les mots suivant :

faucard : instrument de coup fait de plusieurs lames articulées

utilisé pour les herbes aquatiques

fentoir : large couperet à l’usage des bouchers

ferrade : marquage des bœufs au fer rouge

fétuque : une graminée des prairies

ferrandinier : fabricant d’étoffe de soir

fidéjusseur : celui qui se porte caution pour autrui

filaire : ver parasite d’Afrique tropicale de l’homme et de divers animaux

filetoupier : batteur de chanvre

fissipède : qui a le pied divisé en plusieurs doigts

fausset : broche de bois pour boucher un trou fait au foret dans un tonneau

flette ; petite chaloupe au service d’un chaland (péniche) de rivière

forlonger : distancer, laisser en arrière

fonçaille : planche supportant la paillasse dans un lit sans sommier

fustanelle : petite jupe évasée et plissée

qui fait partie du costume masculin traditionnel des Grecs

Elle nous laisse la possibilité de laisser deux mots de côté…

 

Vous vous souvenez de Pépé et Mémé Jeanne

ce couple mythique que j’ai rendu atypique?

Voici leur histoire.

Pépé est rentré dans la vie de Mémé Jeanne au siècle dernier.

Elle le trouvait très beau et enjôleur.

Toutefois il cachait une infirmité

Il était fissipède du pied gauche

suite à un accident malheureux provoqué par un faucard

En moins de temps qu’il ne le fallut

Pépé marqua le coeur de Mémé Jeanne à la ferrade .

Elle se souvient de leur première sortie,

Pépé l’avait emmenée chez le ferrandinier

Elle était émerveillée devant toutes ces étoffes.

Sans la concerter il choisit pour elle une fustanelle

Le soir même ils traversèrent un lac à bord d’une flette

pour rejoindre une petite cabane aménagée dans une prairie.

Tout était organisé par ses soins,

champagne, petits fours, petits fours, champagne .

La fonçaille était assez inconfortable,

et la paillasse aurait eu besoin du passage d’un filetoupier.

Il manquait quelques faussets dans les volets de bois,

laissant passer des senteurs de fétuques.

Mémé Jeanne avait de plus en plus de mal à respirer,

les allergies l’envahissaient et elle sentait l’agacement de Pépé.

Après quelques verres il devenait agressif et ses mots tombaient comme un fentoir.

Ils fondèrent une jolie famille, il voulait tout gérer jusqu’à la propre vie de Mémé Jeanne,

elle n’avait rien vu venir.

Quand elle comprit qu’il s’était introduit dans sa vie tel un filaire 

dans un fruit et qu’elle ne lui avait servi que de fidéjusseuse

Elle prit la décision de se forlonger.

Cela ne s’est pas fait sans mal, mais elle ne regrette rien.

La voilà libérée, délivrée 🙂

-dimdamdom-

 

L’égo dans tous ses états !!!

Toi le philosophe

Qui m’apostrophe

Chaque nuit tu vagabondes

Dans mon monde

Comme un fantôme diaphane

Dans une vielle cabane.

De derrière ta psyché

Bien caché

En toute transparence

Tu joues de mon innocence

Tu me demandes d’être honnête

Mais la vérité tu n’acceptes

J’aimais pourtant quand ta poésie

Rimait avec fantaisie

Mais tu viens de lever le voile

Sur ce que tu représentes sur la toile

Tes mots savants

Sont devenus pour moi insignifiants

Tu parles dans le brouillard

Tu joues à colin-maillard

Derrière un foulard de dentelle

Dans une lumière artificielle

Je te crains moins lorsque tu es visible

Que lorsque tu te fais invisible

Ta nouvelle politique

Prend des goûts de vomique

Tu cherches à briller

Mais le cristal est usé

Ton énigme est introuvable

Parce qu’elle est déplorable

Avec toi mon vin s’est transformé en eau

Il est devenu aussi insipide

Que toi tu es devenu schizoïde

Tu voulais voir ma nudité

La voici en toute limpidité

Ton lagon je n’ai fait que traverser

Je ne veux plus m’y arrêter

ADIEU

-dimdamdom-

A travers mes mots je ne cherche pas à faire du mal à qui que ce soit,

Souvent j’utilise ma poésie pour évacuer mes maux,

Je laisse à chacun la possibilité de les interpréter selon leur motivation

Et surtout je n’ouvre pas de débat sur les miennes.

Alors à vous tous qui me lisez,

Considérez que ce poème n’est autre qu’un exercice d’écriture

Auquel j’aime participer.

Ce qui m’amène à cette citation de Bertrand Russell

« L’objet de la philosophie,

C’est de partir d’une chose si simple

Que ça ne vaut pas la peine d’en parler et d’arriver

A une chose si compliquée que personne n’y comprend plus rien. »

Voici ma participation au premier jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts

mené par Lilousoleil.

Ce poème est une réédition !!!