De Musset à Sand et … de moi à …. ?

Comme promis, pour ce second jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

voici la réponse d’Alfred de Musset à Georges Sand.

Il semblerait que la correspondance entre George Sand et Alfred Musset

ait réellement comporté des messages cachés !

Certes moins spectaculaires, ils n’en valent pas

moins le détour.

Voici donc deux de leurs acrostiches.

Pour découvrir le message caché, il faut cette fois lire le premier mot seulement de chaque ligne. Ce procédé répond au nom d’acrostiche.

De Musset à Sand :

Quand je jure à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’inconscient je change de langage
Vous avez su captiver les sentiments d’un coeur
Que pour adorer forma le Créateur.
Je vous aime et ma plume en délire.
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin, de mes lignes, lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

 

De Sand à Musset :

Cette indigne faveur que votre esprit réclame
Nuit à mes sentiments et répugne à mon âme

 

Et maintenant voici ma participation personnelle

qui en son temps à semé le doute dans certains esprits…

Je suis toujours aussi amoureuse d’elle, elle me manque tant 😆

 

Si longtemps que nous nous étions perdues de vue

Qu’un beau matin l’envie m’est venue

De m’envoler pour te retrouver.

Pour toi j’ai tout quitté !

Dès mon arrivée, autour de moi, tu t’es lovée,

Inlassablement nous avons flirté…

Je garderai de ce beau voyage,

Le témoignage du ciel et des nuages.

Il est déjà temps pour moi de partir,

Mais je te promets de revenir.

Chaque fois que le besoin se présentera

Je viendrai me blottir dans tes bras.

Même si dans mon pays d’en haut

Il n’y a pas d’aussi beaux bateaux,

Je ferai en sorte de les transporter

Afin que mon bonheur soit complet.

Désormais avec toi c’est une certitude

Plus jamais je ne craindrai la solitude.

-dimdamdom-

 

 

 

Je voudrais être un homme !

Le saviez-vous ? LA galère, LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête,

tout ça, c’est pour nous les FEMMES !

Alors que pour les Hommes c’est LE soleil, LE beau temps, LE printemps, LE paradis !

Nous c’est faire LA vaisselle, LA cuisine, LA bouffe,

Ramasser LA poussière, LA saleté avec LA balayeuse.

Pendant que Monsieur boit LE café dans LE fauteuil en lisant

LE journal et en regardant LE football

et prétend que ça pourrait être LE bonheur si nous ne venions pas semer

LA discorde et LA chicane.

Pour retrouver LE calme et LA tranquilité, si nous laissions LE genre décider.

Nous pourrions regarder LA télé, mais laisser choisir LE poste par Lui

Même si LA télécommande nous appartient, Ils en prennent toujours LE contrôle.

Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans, ça c’est Lui qui le dit!

D’ailleurs, entre parenthèses je vous signale que le mot sexe n’a pas de FÉMININ,

Qu’on ne dit pas LA sexe mais bien LE sexe d’une FEMME.

Par définition, LE plaisir est donc pour les HOMMES.

Car si les préliminaires sont rapides, c’est qu’ils ne sont qu’UN préliminaire

Plus que ça, c’est UNE perte de temps.

Après avoir obtenu UN orgasme, les HOMMES se retournent pour trouver LE sommeil

pendant que les FEMMES vivent UNE frustration.

D’ailleurs dès que c’est sérieux, comme par hasard, c’est tout de suite au

MASCULIN.

On dit UNE rivière, UNE marre d’eau mais on dit UN fleuve, UN océan.

On dit UNE trottinette, mais UN avion à réaction!

Et quand il y a UN problème dans UN avion, c’est tout de suite UNE catastrophe

C’est toujours la faute d’UNE erreur de pilotage, d’UNE panne d’essence,

d’UNE mauvaise visibilité, bref toujours à cause d’UNE connerie.

Et alors là, attention mesdames, dès que LA connerie est faite par UN homme

ça ne s’appelle plus UNE connerie, ça s’appelle UN impondérable.

Enfin, moi, je nous conseille les FEMMES, de faire UNE pétition.

Et il faut faire très vite parce que notre situation s’aggrave

de jour en jour.

Y’a pas si longtemps, nous avions LA logique, LA bonne vieille logique FÉMININE.

Ça n’a pas plu, aux HOMMES

et ils ont inventé LE logiciel.

Mais heureusement il y a quand même quelquefois des petits avantages :

Ils ont LE mariage, LE divorce;

Nous on a LA pension, LA maison. LA carte de crédit,

et eux LE découvert.

Je pense qu’il est temps de vous avouer quelque chose,

j’aurais aimé changer de sexe mais ne suis plus si sûre d’en avoir envie. 😆

Pour le défi 240 chez les Croqueurs de Môts

Martine (Quai des rimes) nous demandait de nous imaginer 24 heures dans la peau

d’une personne du sexe opposé, de raconter notre journée et notre nuit.

La lettre de Georges Sand

Pour cette quinzaine chez les Croqueurs de Môts

C’est Martine (Quai des rimes) qui s’y colle.

Pour ce premier jeudi poésie elle nous demande un poème

ou chanson d’amour d’un homme à une femme ou le contraire.

Voici ma participation, lettre de Georges Sand à Alfred de Musset, un peu osé certes

mais tellement drôle, je vous donnerai la réponse d’Alfred à Georges la semaine

prochaine 😮

 

George Sand était le pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin,

écrivain français née à Paris le 1er juillet 1804 et morte à Nohant le 8 juin 1876.

Elle s’adonnait à tous les genres littéraires : depuis les romans et les nouvelles

jusqu’aux critiques et aux textes politiques, en passant par les pièces de théâtre.

Parallèlement à ça, George Sand se passionnait pour la peinture et s’impliquait

beaucoup dans la vie politique, notamment lors du gouvernement provisoire de 1848.

On a longtemps attribué à George Sand la lettre qui suit, destinée à Alfred de Musset

(autre grand écrivain français).

Cependant, il s’est rapidement avéré qu’il s’agissait d’un canular qui remonte

au dernier quart du XIXesiècle (Source : Les Amis de George Sand).

Cela dit, les textes en eux-mêmes n’en restent pas moins de qualité

et méritent tout de même le coup d’oeil.

 

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j’ai

bien compris l’autre jour que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir ainsi

vous dévoiler, sans artifice, mon âme

toute nue, daignez me faire visite,

nous causerons et en amis franchement

je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l’affection

la plus profonde, comme la plus étroite

amitié, en un mot : la meilleure épouse

dont vous puissiez rêver. Puisque votre>

âme est libre, pensez que l’abandon ou je

vis est bien long, bien dur et souvent bien>

insupportable. Mon chagrin est trop

gros. Accourrez bien vite et venez me le

faire oublier. À vous je veux me sou-

mettre entièrement.

Votre poupée

 

Vous l’aurez compris, l’astuce consiste à lire une ligne sur deux. Notez l’élégance

manifeste du texte lorsqu’on le lit normalement : un canular, oui, mais un canular de

qualité !