Et puis un jour …

Tu te réveilles le matin et elle est là, comme un cadeau du ciel.

Tu ne sais pas pourquoi au juste, mais tu t’en réjouis.

Aujourd’hui, tu es de bonne humeur.

C’est peu de choses, mais ça change tout, à commencer par toi.

Tu es plus en forme, prêt à tout affronter.

Tu fais le ménage sans râler, avec le sourire aux lèvres.

Et quand tu pars au travail, c’est sourire toujours

Quand tu souris aux gens, ils sourient avec toi.

Rien de tel pour faciliter les relations humaines.

Tu arrives même à dérider quelques grincheux.

Pour les autres, tant pis …

Ils doivent avoir de gros soucis, ça ira mieux dans quelques temps

Les collègues soudain, sont plus compréhensifs et de ton côté,

Tu prends le temps qu’il faut pour leur expliquer les choses.

C’est fou comme tout tourne plus rond !

Les petits tracas, tu les mets de côté sans problème.

Les pannes d’ordinateur, les erreurs de livraison, les clients mécontents

Tout glisse sur toi sans jamais t’atteindre.

Tu te dis que rien de tout cela n’est grave.

Après tout, il n’y a pas mort d’homme

Avec un peu de patience, ce sera facile à arranger

Tu es tellement tourné vers l’extérieur

Que tu n’as pas envie de te pencher

Sur tes démons intérieurs, tes angoisses, tes regrets.

Se regarder le nombril n’a jamais rien résolu !

Certes, ça n’arrive pas tous les jours, mais qu’est ce que ça fait du bien,

De temps en temps, de se lever du bon pied

– dimdamdom- ???

C’est drôle, ce poème, je l’avais publié il y a plus de cinq ans,

 à cette époque je ne signais rien.

Et voilà que je ne me souviens pas s’il m’appartient

alors j’ai été voir sur le net et je le retrouve sur un blog

et il n’est pas signé non plus, alors dans le doute je m’abstiens

Mais je sais qu’il n’est pas rare que des personnes s’emparent

trop facilement des oeuvres qui ne leur appartiennent pas

c’est dommage.

Quoiqu’il en soit, qu’il m’appartienne ou pas, je trouve qu’il correspond

parfaitement au thème proposé par Lénaïg pour ce deuxième jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts sur le thème “La saveur de l’instant présent”

On écrit sur les murs ….

C’est l’histoire de Pamphile

Un mouton à qui la chance sourit …. enfin pas toujours 😆

 

Dans les rues de la capitale

C’est mobilisation générale

Tout le monde défile

Même Pamphile

Comme son nom l’indique M°Prosper

Le patron d’une entreprise prospère

Assiste au défilé des mécontents

Qui lui inspirent de nobles sentiments

Il suggère d’embaucher

Sur le champs un seul employé

Et repère un manifestant

Dans la foule des mécontents

Il interpelle le gars dans la file

Qui n’est autre que ce cher Pamphile

Pour toi j’ai décidé de faire une entorse

Dit-il à notre Corse

Je t’engage immédiatement

Tu vas gagner beaucoup d’argent

Bien plus qu’au SMIC

N’est-ce pas magnifique?

C’est vraiment pas de chance

Nous sommes des millions en France

A chercher un emploi

Et il fallait que cela tombe sur moi

-dimdamdom-

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/09/

Voici ma participation au défi 212 mené par Lénaïg

chez les Croqueurs de Môts

Le petit âne vert

Pour ce premier jeudi poésie

dans lequel nous mène Lénaïg cette quinzaine

chez les Croqueurs de Môts

j’ai été fouiller dans mon coin de poésie

et je suis revenue avec une jolie découverte.

L’âne vert 2014 (dimdamdom59)

&&&&&

J’approchais d’une clairière

C’est là que je l’ai découvert

Ce petit âne tout vert

Avec deux petits cailloux argileux

Je lui ai donné des yeux

Avec un petit galet

Je lui ai donné un nez

Il m’a regardée

M’a humée

Et m’a remerciée!!!

-dimdamdom-

Puis en parcourant le net

J’ai trouvé ceci …

L’âne vert 1911 (Chagall)

Puis j’ai cherché un poème

Qui irait bien avec cette peinture

Et j’ai trouvé ceci …

J’aime l’âne

J’aime l’âne si doux

marchant le long des houx.

Il prend garde aux abeilles

et bouge ses oreilles ;

et il porte les pauvres

et des sacs remplis d’orge.

Il va, près des fossés,

d’un petit pas cassé.

Mon amie le croit bête

parce qu’il est poète.

Il réfléchit toujours.

Ses yeux sont en velours.

Jeune fille au doux cœur,

tu n’as pas sa douceur :

car il est devant Dieu

l’âne doux du ciel bleu.

Et il reste à l’étable,

fatigué, misérable,

ayant bien fatigué

ses pauvres petits pieds.

Il a fait son devoir

du matin jusqu’au soir.

Qu’as-tu fait jeune fille ?

Tu as tiré l’aiguille…

Mais l’âne s’est blessé :

la mouche l’a piqué.

Il a tant travaillé

que ça vous fait pitié.

Qu’as-tu mangé petite ?

— T’as mangé des cerises.

L’âne n’a pas eu d’orge,

car le maître est trop pauvre.

Il a sucé la corde,

puis a dormi dans l’ombre…

La corde de ton cœur

n’a pas cette douceur.

Il est l’âne si doux

marchant le long des houx.

J’ai le cœur ulcéré :

ce mot-là te plairait.

Dis-moi donc, ma chérie,

si je pleure ou je ris ?

Va trouver le vieil âne,

et dis-lui que mon âme

est sur les grands chemins,

comme lui le matin.

Demande-lui, chérie,

si je pleure ou je ris ?

Je doute qu’il réponde :

il marchera dans l’ombre,

crevé par la douceur,

sur le chemin en fleurs.

-Francis Jammes-

Sans prétention aucune

Ne trouvez-vous pas une ressemblance entre mon thème tout simpliste

Et celui de ces deux grands auteurs???