Etat d’âme …

Délicieuse saison

Où va naître

De jolies fleurs

De douces couleurs

Doux printemps,

Dans mon coeur

Devenu illusion

Où flottera une brume épaisse

Sensation de vertige

Qui s’éternise

Malaise d’un bonheur gâché

Qu’un coeur refuse d’oublier

Précipice que je redoute

Et pourtant

Tout est question de temps

Même si tout autour

Semble si doux

L’horizon se dégagera t-il?

J’attends ce souffle

Qui balaiera les nuages

En espérant l’espoir d’un renouveau

Cet espoir qui fait souvent défaut.

-dimdamdom-

Pour ce second jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Zaza nous laissait quartier libre

alors j’ai choisi ce poème que j’ai retrouvé dans mon grenier 😉

 

Zozo Zoé ???

La petite Zoé

Etait encore au berceau

Quand sa mère l’emmena au zoo

Voir les chimpanzés

La petite Zoé

Au zoo s’amusait

De voir bouser

Les zèbres tout zébrés

La petite Zoé

Devant le gorille balèze

N’était pas très à l’aise

Et refusait de le biser

La petite Zoé

Est maintenant un peu blasée

Elle en a assez des chimpanzés

Qui n’arrêtent pas de jaser

Voilà que la petite Zoé

Fait une colère

Comme un zèbre elle se met à braire

Disant qu’elle veut déga »z »er.

-dimdamdom-

Pour ce défi 221 chez les Croqueurs de Môts

Zaza la dame déjantée nous proposait de concocter une petite histoire

« zazatesque » en faisant travailler nos méninges.

 

Changer d’air, c’est salutaire !

Ce matin en me levant

J’avais une folle envie

De m’envoyer en l’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois hôtesse de l’air

 

Comme le dit dans la chanson

Le léger Jacques Dutronc

Qui n’a rien d’une diva

Mais tout d’un Casanova

 

Ce matin il faisait beau temps

J’avais très envie

De rester dans mon rocking chair

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois voluptuaire

 

Comme l’était Emmanuelle

Aussi belle qu’une demoiselle

Qui les dimanche sur sa balançoire

Montrait ses jambes sous son jupon noir

 

Ce matin pas un souffle de vent

Pourtant j’avais bien envie

D’aller prendre un bol d’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois pompeuse d’air

 

Comme l’était Liz Taylor

Dont les disputes valaient de l’or

Avec son célèbre Richard Burton

Qu’elle rendait furibond

 

Ce matin derrière mon paravent

Je n’avais aucune envie

D’avoir les fesses à l’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois nonne au couvent

 

Comme l’était Soeur Sourire

Qui n’est pas morte de rire

Mais d’avoir tout quitté

Pour une femme qu’elle a aimée

 

Ce matin les cheveux au vent

Je n’avais qu’une envie

D’aller à la montagne prendre l’air

Ne croyez pas cependant

Que je n’aime pas les vacances balnéaires

 

Comme le disait Jean Ferrat

Qui n’habitait pas le Cap Ferrat

Que la montagne est belle

Tout en regardant voler les hirondelles

 

Ce matin tempête et vent

J’avais très envie

De sortir de ma bulle d’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je manque d’air

 

Comme Mam’selle Bulle

Qui comme un funambule

Avait rêvé de s’envoler

De s’envoler pour tout quitter.

 

Ce matin tapis blanc

J’avais très envie

D’enfiler un mohair

En sortant j’ai eu peur cependant

De glisser sur mon derrière

 

Comme Jacques Higelin

Retombé en enfance au pied du grand sapin

Tombé comme un météore

Dans les poches de Balthazar, Gaspard, Melchior

 

Ce matin voilà le printemps

J’avais très envie

De respirer le bon air

Il faut savoir cependant

Qu’en ville c’est la galère

 

Comme le disait Michel Fugain

Dans un de ses refrains

Regarde les rues de la grande ville,

Regarde les murs de la grande ville

 

Ce matin malgré le vent

J’avais très envie

D’aller prendre l’air

J’ai entendu cependant

Que pour notre survie

Il fallait éviter la pollution de l’air

 

Comme le dit Philippe Geluck dans son dicton

Je pense sincèrement que la pollution

Ce n’est pas aussi grave qu’on le dit…

C’est beaucoup plus grave qu’on le dit.

 

Depuis tout un temps je vis en dehors du temps

Voilà pourquoi ce matin je n’avais pas envie

D’aller prendre un bol d’air

J’ai peur cependant

De manquer d’air

 

Comme le dis Manom D’Inverness

Dans ses chansons pleines d’ivresse

Dans c’qui forme mon univers et tout ce qui diffère

J’ai peur à mes repères, j’ai peur de manquer d’air

-dimdamdom-

 

A la barre du bateau des croqueurs de mots pour cette quinzaine,

Jazzy nous propose  de jouer aux centons pour le lundi 6 mai .

Attention, elle n’a pas dit santons,  pas question de manipuler

ces fragiles figurines en argile des crèches provençales…

Dans la Rome impériale on appelait “cento” les morceaux de tissu dépareillés

que cousaient les légionnaires afin de se fabriquer un sous – vêtement

qui puisse leur tenir chaud sous la cuirasse de métal .

Par analogie le centon est un jeu littéraire qui consiste à composer

un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs .

Centons donc ( pas sous la pluie j’espère  ) au mois de mai comme il nous plaira ,

poème, histoire ou chanson, tout est permis.

 

Voici ma participation, un poème que j’ai écrit il y a quelques temps

que j’agrémente d’un défi à l’autre, d’un ou plusieurs paragraphes.