Le sablier de la vie

Nous n’étions pas différents
Juste pas les mêmes parents
Nous avons partagé le même nid
Croyant que ce serait pour la vie
Nous sommes retournés chez nos parents
Nous leurs manquions tellement
De force avons quitté le nid
Cela s’est fait sans bruit
Peut-on leur en vouloir
Même si le soir nous pleurions dans le noir
Tort ou raison?
A chacun sa raison
Avons fait notre chemin
Parfois caha, parfois cahin
Avons laissé s’écouler le temps
Tellement tellement longtemps
Qu’aujourd’hui nous nous retrouvons
Et voilà que nous bredouillons
Tant de choses à dire
Tant de choses à se souvenir

-dimdamdom-

Les plus belles promesses, même si elles finissent par devenir

poussières de souvenir, ne passent jamais le sablier du temps.

Maxence Fermine

Pour ce premier jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Jazzy  nous demande un poème en calligramme personnel ou non.

Voici le mien … lorsque je l’ai écrit il y a quelques années

quelqu’un m’avait dit qu’il avait la forme d’un sablier.

Or ce n’était pas mon intention première

surtout ne sachant pas ce qu’est un calligramme

Je viens d’apprendre encore quelque chose

grâce à Jazzy et à la communauté des Croqueurs de Môts.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à découvrir

et si l’envie d’écrire vous pique au doigts

surtout n’hésitez pas à vous inscrire

vous y serez bien accueillis

http://croqueursdemots.apln-blog.fr

 

 

 

Monsieur Tati

Monsieur Tati

par Lastours

Vous enfourchiez toujours ce vélo mémorable

Comme un vrai clown magique apportant le courrier

Qu’à longueur de saisons vous saviez charrier

Dans un parcours marrant, souvent inénarrable.

Et vous monsieur Hulot, au charme incomparable,

Vacancier ébloui, drôle d’aventurier

Que des progrès nouveaux venaient contrarier,

Vous nous avez rendu l’air bien plus respirable.

Nos cœurs sont si joyeux, nos bonheurs différents

Dans ce monde cousu d’actes incohérents

Où vous veniez souvent troubler nos habitudes.

Aujourd’hui désormais que vous voilà parti,

Nous vous le redisons, malgré nos turpitudes,

Pour tant de bons moments, merci monsieur Tati.

 

Pour ce second jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Laura nous demandait de parler de cinéma,

du plaisir d’être dans une salle obscure avec d’autres

ou de notre acteur ou actrice préféré partant toujours du principe

qu’« Aimer quelqu’un(ou quelque chose), c’est s’intéresser à lui (cette chose).»

La vie c’est comme une boîte de chocolat …

Pour ce défi 219 chez les Croqueurs de Môts

Laura Vanel Coytte nous demandait

de parler de notre film ou genre de film préféré ?

Mais il s’agit de cinéma plutôt en salle qu’à la maison

pas de téléfilm ou de séries télé.

 

Mon film préféré sans aucun doute est Forrest Gump

pour l’émotion qu’il s’en dégage, la simplicité et la complexité

du personnage principal remarquablement interprété par Tom Hanks.

Je pense l’avoir vu trois ou quatre fois, si pas plus.

Pour vous en parler, j’ai choisi un extrait d’une émission sur Radio Campus Paris

 

Nous découvrons aujourd’hui un célèbre film américain des années 90 : Forrest Gump.

Le personnage éponyme de ce film de Robert Zemeckis nous interroge

sur l’existence du hasard.

« My momma always said life was like a box of chocolate : you never know what you’re

gonna get ». « Maman disait toujours que la vie, c’était comme une boîte de chocolat : on

ne sait jamais sur quoi on va tomber. » Cette réplique de Tom Hanks nous a donné à

penser. Voici donc notre interprétation, subjective bien sûr, de cette trouvaille du

scénariste Éric Roth.

Forrest Gump, joué par Tom Hanks, a très tôt été diagnostiqué comme stupide, handicapé

mentalement. Or sa vie, racontée par le film, deviendra, sinon des plus trépidantes, du

moins des plus impressionnantes. En effet, il sera champion de football américain et

champion de ping-pong. Mais il connaîtra également la guerre du Vietnam, durant laquelle

il sauve quatre de ses camarades de la mort. Après avoir été capitaine d’une entreprise de

crevettes, il entame un marathon long de trois années, qui inspire toute une génération.

Ainsi, Forrest Gump semble avoir déjoué toutes les déterminations qui pesaient sur lui à la

naissance. Reste que sa compréhension de la vie et de tout ce qui lui arrive, est très

sommaire. Il utilise en général des phrases toutes faites, ou en tout faites par sa mère.

Celles-ci expriment souvent en images ou en constructions simples des vérités de bon

sens. C’est le cas de cette célèbre réplique située dans la scène d’ouverture du film.

Comment la comprendre ? Sans que cela n’étonne plus l’auditeur assidu de Ma ligne de

chance, la notion de hasard a une longue histoire derrière elle. Robert Zemeckis s’empare

d’une idée aussi vieille que le monde, ou du moins que les philosophes. En particulier, la

pensée d’Aristote peut nous permettre de mieux comprendre cette (si) célèbre phrase de

Forrest. Pour cela, il faut expliquer la distinction aristotélicienne entre les différents types

de causes, et notamment la cause finale. Que Forrest Gump mange des chocolats, c’est

une chose. Qu’il les mange au hasard, c’en est une autre ; et c’est peut-être la clé de sa

vie hors du commun.