Rien à déclarer?

Pour le défi 208 chez les Croqueurs de Môts

Jill Bill nous demande de clamer notre innocence

dans une affaire mal barrée pour nous.

 

Ça se passe pendant la révolution française.

Trois prisonniers ont été jugés coupables de crimes abominables.

Ce qui leur vaut à tous les trois la peine de mort.

Le jour de l’exécution ils s’avancent chacun leur tour

devant le gibet où ils seront décapités.

Le premier doit s’avancer …

– Rien à déclarer?…demande le bourreau

– Non… Répond l’homme de toute sa hauteur…

Dieu fera un miracle pour me sauver car il sait que je suis innocent.

Le Bourreau, qui en a entendu d’autres, lui passe la tête dans la guillotine…

abaisse le levier  et …

Oh!! miracle le couperet s’arrête à deux centimètres du cou du condamné.

Étant donné qu’il s’agit d’un événement extraordinaire… ce dernier est gracié.

Vient le tour du second …

Même question du bourreau :

– Rien à déclarer ?

– Non… répond celui-ci… car je sais que pour moi aussi Dieu fera un miracle.

Le bourreau, qui commence sérieusement à douter de son choix de carrière

lui glisse la tête dans la guillotine….abaisse le levier… et le même scénario se produit…

le couperet stoppe net à deux centimètres du cou du condamné…

et a l’exemple du précédent, celui-ci est aussi gracié.

S’avance enfin le dernier…

– Rien à déclarer? lui demande le bourreau qui trouvait que sa journée allait vraiment mal.

– Et bien oui… répond celui-ci …

Je voulais juste vous dire qu’il y a un gros noeud dans la corde

qui retient votre gros couperet…

L’injustice …

Rien à dire

C’est bien ça le pire

Il faut que tu te taises

C’est ça qui me pèse

Il faut que tu t’inclines

C’est ça qui me chagrine

Il faut que tu mentes

C’est ça qui me tourmente

Il faut que tu te venges

C’est ça qui me dérange

Il faut que tu doutes

C’est ça qui me dégoute

Demande moi de rire

C’est tout ce que je peux faire de pire!!!

-dimdamdom-

Voici ma participation au premier défi poésie mené par Jill Bill

chez les Croqueurs de Môts

sur le thème de l’injustice.

Ernest le fantastique …

C’est l’histoire d’un homme qui est né avec trois testicules.

Il s’appelait Ernest.

Toute sa vie durant, le pauvre Ernest

Alimentait un complexe grandissant au sujet du nombre de ses testicules.

À l’école déjà, tous ses petits camarades se payaient quotidiennement sa tête

En l’appelant ‘sapin de Noël’ faisant preuve d’un imaginaire

Surdimentionné en rapport avec sa glande surnuméraire.

Puis  l’armée, où les moqueries encore se répètent

En le surnommant  “triple bille’.

Son complexe commençait à prendre une importance démesurée.

Pour que son malheur soit complet, les quelques filles à qui il a pu exhiber

Sa particulière anatomie se sont toutes sauvées … vraiment pas sympa les filles!

Ou alors elles s’esclaffaient à tel point qu’elles en souffraient à en faire une hernie.

Au bord du suicide, Ernest décide de consulter des “chats” sur la toile,

Et par pur hasard, sur un forum d’échange classé cinq étoiles

Il lit une personne fort sympathique à qui il explique son souci d’androgénie.

Celui-ci lui recommande d’aller voir un psy

Ernest, étant un peu un cyberplouc sur les bords et ne comprenant pas grand chose

Aux subtilités du net, décide d’aller parler de son anamorphose.

Il va donc voir le psy…

 Vous comprenez docteur, avec mes trois testicules, ma vie n’a pas de sens…

Mais bien au contraire jeune homme,

Imaginez-vous la chance que vous avez d’être un surhomme!!!

 UNE FOIS ET DEMIE un homme normal!!! lui dit le psy avec beaucoup de bon sens.

Bref, vous êtes un surhomme, c’est fantastique !

 Mais c’est vrai ça!’ dit Ernest qui rebondit

En sortant du cabinet sans même dire au revoir au psy..

Quelques mètres plus loin, il monte dans un bus avec la démarche typique

Du super-homme qu’il est, style Aldo Maccione, mais en moins ridicule

Il s’assied à côté d’un monsieur et l’accoste de façon inopportune.

Savez vous monsieur qu’à nous deux nous avons cinq testicules?

Et voilà que le monsieur lui répond d’un air incrédule,

Ah bon? Vous en avez qu’une?

-dimdamdom-

Inutile de vous dire que c’est une petite histoire

Que j’ai trouvée sur le net

Et que j’ai mis en rime pour participer au premier jeudi poésie

mené par Jazzy chez les Croqueurs de Môts, défi 205

sur le thème « le fantastique »  en chanson ou en poème ou thème  libre.

N’est-il pas fantastique Ernest dans tous les sens du terme 🙂