Mon corps, ma maison

Pour le défi 245, chez les Croqueurs de Môts

voici ce que Josette nous demandait …

 

Embarquement prévu le 25 janvier 2021

Jouons sur le double sens des mots !

Je vous propose d’écrire une brève histoire commençant par la phrase suivante :

– Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants…

Ajoutons une petite contrainte en incluant dans votre texte les mots suivants :

Adresse
Baie
Grève
Index
Jour

                                                          ——————

 

Depuis que je loue cette chambre à un hôte charmant…

Un matin il est venu sonner à ma porte en me disant qu’il avait cherché partout mon adresse e-mail

et comme il ne la trouvait pas il a traversé la baie pour me parler de vive voix.

Il disait que cela faisait plusieurs jours qu’il ne se sentait pas bien. .

J’ai pensé qu’il allait m’annoncer qu’il ferait la grève de la faim,

parce que ce n’était pas normal que j’arrête de lui payer l’index

sous prétexte qu’il y a 61 ans que j’occupe son espace.

Pour que ses mots me percutent de plein fouet,

il a utilisé les paroles d’une chanson de Charles Aznavour

que vous n’aurez pas trop de mal à reconnaître …

Purée qu’est-ce que j’ai ramassé

Il m’a dit “tu vois ces paroles

Comme une gaine à tes chairs molles elles te collent”

Tu sembles m’oublier

Je me sens négligé

Le matin tu te lèves

Sans faire une seule trêve

Tu as les yeux tout grand

Rivés sur ton écran

Tu es vissée

Sur ton tabouret

Un jour il restera collé à tes fesses

Pour le décoller il te faudra faire des prouesses

Pourrais-tu un seul instant

Prendre un peu de temps

Pour moi qui souffre en silence

Il faudrait que tu y penses

Ton fils bientôt va passer bague au doigt

Que va t-il penser de toi

Ressaisis-toi il n’est pas trop tard

Pour soigner tes écarts

Finalement il n’a pas tort

Merci oh toi … mon corps!!!

-dimdamdom-

11 réflexions sur « Mon corps, ma maison »

  1. Tu t’laisses aller, on peut parfois en user, mais en abuser ce n’est plus un poème c’est un inventaire désastreux, sourire, allez bonne nuit, là on peut se laisser aller… pyjama en pilou ou Chanel n°5 ! Bises

  2. ah ça j’en doute te laisser aller c’est pas ton truc ! pas si charmant que ça cet hôte là c’est plus ôte toi de là !
    bises Domi et encore désolée d’avoir pris la place de Fanfan que je ne savais pas sur les rangs

  3. J’ai beaucoup aimé ton écrit.
    On peut être très très dur avec soi même
    Ou parfois pas assez … à se trouver des excuses.
    Le mieux étant de tout faire :
    nourrir l’esprit comme le corps.
    bouger. S’époumoner tant en parlant, s’exprimant, qu’en marchant, courant … que sais-je encore …
    Encore encore demande le corps..
    Montre-moi que tu ne m’oublies pas.
    Prends-moi, aime-moi, je ne veux, pour toi, n’être qu’un poids mort.
    J’ai du ressort, de l’énergie, autant que ton cerveau en ébullition
    J’ai besoin que tu prennes la potion d’Obélix et m’envoies valser à l’horizon…

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