Ma lettre au Père Noël

Bonne et Heureuse Année , à vous et tout autour de vous,

qu’elle vous soit douce et remplie de mille et une saveurs ❤️❤️❤️

Comme chaque année, chez les Croqueurs de Môts

J’ai organisé notre petit concours de Noël.

Il s’agissait d’écrire une lettre au Père Noël avec les mots suivants :

atmosphère – ordure – chien – millénium(s) – perte – attrape rêve

café – haricots – pétrichor – divin – crèche – dinde – souvenir – surprise

Je vous invite à venir visiter le blog des Croqueurs de Môts afin de découvrir

les lettres de chacun ainsi que le résultat des votes en cliquant sur les liens suivants ::

Les Croqueurs de Môts

Résultats

Vous pourrez lire les lettres en parcourant le menu horizontal en haut de page

juste en dessous de l’image d’accueil.

Voici un peu tardivement ma lettre  que je n’ai pas voulu envoyer

car je ne voulais pas influencer les votes et … je vous fais une confidence …

je n’avais ni le temps, ni l’inspiration.

Bien cher Père Noël,

En tant que votre secrétaire dévouée, je me suis abstenue cette année, de vous écrire.

Ne croyez pas que je vous renie, au contraire j’adore l’atmosphère qui règne au moment de Noël depuis des milléniums.

Les cadeaux que vous nous déposiez dans la cheminée étaient pour moi une merveilleuse surprise

et même si ce n’était pas exactement le jouet de mes rêves, je me serais bien gardée de le montrer

Je déplore juste qu’aujourd’hui, trop souvent, on vous fasse passer pour une ordure 

comme si vous étiez responsable de toute la misère du monde.

L’attrape rêve, ce n’est pas vous, mais ce que le monde a fait de cette fête avec la perte des traditions.

Je garde dans mes souvenirs le fumet divin de la dinde aux haricots verts et pommes de terre

et du chien qui posait sa tête sur mon genou dans l’espoir d’une petite rognure.

Je n’oublie pas non plus l’odeur du café au lait et de la brioche que ma grand-mère nous préparait avec amour, lorsqu’on se levait le matin de Noël.

Par contre mon cher Père Noël, je me suis toujours demandé ce que vous pouviez trouver de bon

dans le bol à l’odeur de pétrichor que papa et maman me demandaient de déposer devant la crèche.

Maintenant je sais …

Je vous embrasse Père Noël et surtout ne changez rien !

 

Chassé croisé

Pour ce défi 257 chez les Croqueurs de Môts

Durgalola nous proposait de regarder cette toile et de nous en inspirer

pour écrire un texte.

Elle se nomme chassé-croisé.

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Voici ma participation :

Elie est un garçon d’ici

Wamba un garçon de là bas

Elie est né là bas

Wamba est né ici

Elie est blanc

Wamba est noir

Le papa d’Elie est noir

Le papa de Wamba est blanc

Dis papa, pourquoi Wamba

A la couleur de la nuit

Dis papa, pourquoi Elie

A la même couleur que toi

Je ne sais pas mon fils

Mais as-tu remarqué

Que le chien d’Elie est gris

Et celui de Wamba est gris aussi

Celui d’Elie aboie

Celui de Wamba est sans voix

Ce n’est pas la couleur de ta peau

Qui te rend bon ou sournois.

-dimdamdom-

 

Sur un air de ….

Hier je cherchais mille excuses pour ma participation au défi 256 mené en toute

simplicité par notre Québecoise préférée, chez les Croqueurs de Mots,

et ça m’a turlupiné toute la nuit.

Puis j’ai pensé à ce poème retrouvé dans mon grenier ,

que j’avais commencé à écrire pour un concours

auquel je m’étais inscrite et auquel finalement je n’ai jamais participé

par manque de temps.

Pour l’occasion j’y avais ajouté trois paragraphes…

Je devais faire un texte de minimum 6000 caractères,

il m’en manque encore environ 3500 😆

Je ne suis pas certaine d’y arriver, mais je suis très heureuse

de chaque fois y ajouter  un nouveau paragraphe en hommage

à des artistes trop tôt disparus ou un peu oubliés.

Je trouve que ce poème  colle parfaitement au thème du défi

proposé par Colette.qui nous demandait d’assembler des phrases

pour en faire un texte cohérent, à partir de phrases de chansons

sur le thème de l’automne ou celui de notre choix,

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Ce matin en me levant

J’avais une folle envie

De m’envoyer en l’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois hôtesse de l’air

 

Comme le dit dans la chanson

Le si léger Jacques Dutronc

Qui n’a rien d’une diva

Mais tout d’un Casanova

 

Ce matin il faisait beau temps

J’avais très envie

De rester dans mon rocking chair

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois voluptuaire

 

Comme l’était Emmanuelle

Aussi belle qu’une demoiselle

Qui les dimanche sur sa balançoire

Montrait ses jambes sous son jupon noir

 

Ce matin pas un souffle de vent

Pourtant j’avais bien envie

D’aller prendre un bol d’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois pompeuse d’air

 

Comme l’était Liz Taylor

Dont les disputes valaient de l’or

Avec son célèbre Richard Burton

Qu’elle rendait furibond

 

Ce matin derrière mon paravent

Je n’avais aucune envie

D’avoir les fesses à l’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je sois nonne au couvent

 

Comme l’était Soeur Sourire

Qui n’est pas morte de rire

Mais d’avoir tout quitté

Pour une femme qu’elle a aimée

 

Ce matin les cheveux au vent

Je n’avais qu’une envie

D’aller à la montagne prendre l’air

Ne croyez pas cependant

Que je n’aime pas les vacances balnéaires

 

Comme le disait Jean Ferrat

Qui n’habitait pas le Cap Ferrat

Que la montagne est belle,

Comment peut-on s’imaginer

En voyant un vol d’hirondelles,

Que l’automne vient d’arriver ?

 

Ce matin tempête et vent

J’avais très envie

De sortir de ma bulle d’air

Ne croyez pas cependant

Que dans la vie

Je manque d’air

 

Comme Mam’selle Bulle

Qui comme un funambule

Avait rêvé de s’envoler

De s’envoler pour tout quitter.

 

Ce matin tapis blanc

J’avais très envie

D’enfiler un mohair

En sortant j’ai eu peur cependant

De glisser sur mon derrière

 

Comme Jacques Higelin

Retombé en enfance au pied du grand sapin

Tombé comme un météore

Dans les poches de Balthazar, Gaspard, Melchior

 

Ce matin voilà le printemps

J’avais très envie

De respirer le bon air

Il faut savoir cependant

Qu’en ville c’est la galère

 

Comme le disait Michel Fugain

Dans un de ses refrains

Regarde les rues de la grande ville,

Regarde les murs de la grande ville

 

Ce matin malgré le vent

J’avais très envie

D’aller prendre l’air

J’ai entendu cependant

Que pour notre survie

Il fallait éviter la pollution de l’air

 

Comme le dit Philippe Geluck dans son dicton

Je pense sincèrement que la pollution

Ce n’est pas aussi grave qu’on le dit…

C’est beaucoup plus grave qu’on le dit.

 

Ce matin sale temps

J’ai eu une furieuse envie

De tout envoyer en l’air

Ne croyez pas cependant

Que je fasse une crise de nerfs

 

Comme le disait Serge Lama

Parlant de sa Falbala

Depuis qu’elle a sa crise de nerfs

Elle ira à Cannes cet hiver

 

Ce matin avec mes grands airs

J’espérais faire mon grand numéro

Ne croyez pas cependant

Que je sois aussi costaud

Que le dit Alice Donna

 

J’ai l’air comm’ça

Costaud et tout

Genre qui pleure pas

Genre qui s’en fout

 

Depuis tout un temps je vis en dehors du temps

Voilà pourquoi ce matin je n’avais pas envie

D’aller prendre un bol d’air

J’ai peur cependant

De manquer d’air

 

Comme le dis Manom D’Inverness

Dans ses chansons pleines d’ivresse

Dans c’qui forme mon univers et tout ce qui diffère

J’ai peur à mes repères, j’ai peur de manquer d’air

 

-dimdamdom-