1918/2018

Te souviens-tu c’était en quatorze

Un quatorze exactement

En ce temps là point de téléphone

Et encore moins de smartphone

Pas de nom d’utilisateur ou de mot de passe

Pour s’écrire des mots d’amour

Je me souviens cette année là

Nos regards qui n’étaient pas de glace

Se sont croisés lors d’une conférence internationale

Dont le thème était “Paix dans le monde”

Tu parles d’une escroquerie, un déballage d’illusions.

On ne nous a pas laissé réfléchir longtemps

Puisqu’une semaine après tu partais pour le front.

Pendant ces quatre années nous nous écrivions

Et chaque jour notre amour se renforçait

Tu n’avais pas encore découvert ma jolie cambrure

Mais tu attendais patiemment ton retour,

Pour demander ma main à mon père

Je me souviens c’était en mille neuf cent dix huit

Il faisait soleil, le parvis de l’église était parsemé

De roses rouges emblème de toute une vie d’amour

Tu n’es jamais revenu…

-dimdamdom-

Voici mon hommage à tous ces jeunes combattants morts pour l’amour de leur patrie.

Quand je vois la tournure du monde, j’ai l’impression que les leçons

du passé n’ont pas été comprises.

Fenêtre sur cour … virtuelle

C’était une nuit tout à fait ordinaire

En dehors de l’orage qui avait fait rage.

Mon tendre époux et moi avions eu pour une fois

L’opportunité de prendre quelques jours de repos bien mérités

Au bord de l’océan.

Loin de nos obligations, nous savourions

Ces instants oniriques, lui et moi étions en osmose.

Du bord de la fenêtre ouverte

Nous contemplions le spectacle qui s’offrait à nous.

La côte opale, prenait des reflets or et argent

Au loin nous entendions quelques octaves

Faisant penser aux orgues d’une église.

C’était l’oubli total.

Une légère brise, aux arômes d’orange et d’orchidées

Secouait à peine l’orme que mon grand-père avait planté

Dans le jardin quelques années auparavant

Et qui servait d’ombrelle par temps ensoleillé.

Mon époux souvent, avait songé  couper cet arbre

Oh mais quelle offense pour mon grand-père

Pour qui j’avais toujours voué obéissance

Mais pour mon mari c’était devenu une obsession

C’était lui ou mon grand-père …

C’est alors que cette ode prit fin brutalement

Je fermais la fenêtre…. Windows

Et nous partîmes nous coucher

Quelque peu courroucés.

-dimdamdom-

Voici ma participation au second jeudi poésie

mené par Josette (La cachette à Josette)

chez les Croqueurs de Môts

Je vous invite à mon vernissage …

cimetière“Un cimetière un jour de Toussaint

ressemble à une exposition un jour de vernissage.”

Christian Maya

“Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne,

c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie,

de vent et brouillard et que tout l’espace,

brutalement, semble se gorger de soleil.”

-Victor-Lévy Beaulieu-

Voilà presque quatre ans que j’erre dans cette chienne de vie

Et malgré cela mes yeux continuent à s’émerveiller chaque jour

Comme dans la galerie d’un vernissage.

Lentement mais sûrement, je retombe comme un chat sur ses pattes.

Voici ma participation au défi 211 chez les Croqueurs de Môts

mené par Josette (La cachette à Josette) qui nous invitait à un vernissage, avec un ami … ou pas

Ravie ou outrée nous devions partager nos impressions devant les premières œuvres

exposées …et mieux en y insérant 2 expressions contenant le nom d’un animal !