La vie c’est comme une boîte de chocolat …

Pour ce défi 219 chez les Croqueurs de Môts

Laura Vanel Coytte nous demandait

de parler de notre film ou genre de film préféré ?

Mais il s’agit de cinéma plutôt en salle qu’à la maison

pas de téléfilm ou de séries télé.

 

Mon film préféré sans aucun doute est Forrest Gump

pour l’émotion qu’il s’en dégage, la simplicité et la complexité

du personnage principal remarquablement interprété par Tom Hanks.

Je pense l’avoir vu trois ou quatre fois, si pas plus.

Pour vous en parler, j’ai choisi un extrait d’une émission sur Radio Campus Paris

 

Nous découvrons aujourd’hui un célèbre film américain des années 90 : Forrest Gump.

Le personnage éponyme de ce film de Robert Zemeckis nous interroge

sur l’existence du hasard.

« My momma always said life was like a box of chocolate : you never know what you’re

gonna get ». « Maman disait toujours que la vie, c’était comme une boîte de chocolat : on

ne sait jamais sur quoi on va tomber. » Cette réplique de Tom Hanks nous a donné à

penser. Voici donc notre interprétation, subjective bien sûr, de cette trouvaille du

scénariste Éric Roth.

Forrest Gump, joué par Tom Hanks, a très tôt été diagnostiqué comme stupide, handicapé

mentalement. Or sa vie, racontée par le film, deviendra, sinon des plus trépidantes, du

moins des plus impressionnantes. En effet, il sera champion de football américain et

champion de ping-pong. Mais il connaîtra également la guerre du Vietnam, durant laquelle

il sauve quatre de ses camarades de la mort. Après avoir été capitaine d’une entreprise de

crevettes, il entame un marathon long de trois années, qui inspire toute une génération.

Ainsi, Forrest Gump semble avoir déjoué toutes les déterminations qui pesaient sur lui à la

naissance. Reste que sa compréhension de la vie et de tout ce qui lui arrive, est très

sommaire. Il utilise en général des phrases toutes faites, ou en tout faites par sa mère.

Celles-ci expriment souvent en images ou en constructions simples des vérités de bon

sens. C’est le cas de cette célèbre réplique située dans la scène d’ouverture du film.

Comment la comprendre ? Sans que cela n’étonne plus l’auditeur assidu de Ma ligne de

chance, la notion de hasard a une longue histoire derrière elle. Robert Zemeckis s’empare

d’une idée aussi vieille que le monde, ou du moins que les philosophes. En particulier, la

pensée d’Aristote peut nous permettre de mieux comprendre cette (si) célèbre phrase de

Forrest. Pour cela, il faut expliquer la distinction aristotélicienne entre les différents types

de causes, et notamment la cause finale. Que Forrest Gump mange des chocolats, c’est

une chose. Qu’il les mange au hasard, c’en est une autre ; et c’est peut-être la clé de sa

vie hors du commun.

Aimer quelqu’un, c’est s’intéresser à lui

Pour ce premier jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Laura Vanel Coytte, nous demande d’écrire à partir de cette citation

(qu’elle croit être de François Truffaut)

Même si elle est (professeur) documentaliste,

elle ne retrouve pas qui a dit (à peu près),

« Aimer quelqu’un, c’est s’intéresser à lui »

Elle nous demande aussi d’essayer de retrouver son auteur

et comment elle est formulée exactement.

Personnellement j’ai cherché et je n’ai rien trouvé, si l’envie de faire des recherches

vous dit, n’hésitez pas à partager, je transmettrai 😉

Pour ma participation j’ai trouvé ce texte de Victor Hugo

dans un extrait des Misérables.

Oui je sais on parle beaucoup de lui ces temps-ci,

je m’abstiendrai ici de tout commentaire….

… bon si vous insistez … oui mais alors juste une petite image 😆

 

Arbre généalogique de toulmonde

Arbre généalogique de toulmonde

Ce calligramme est tiré du livre Lapokalipsô, publié aux Éditions du Jour en 1971.

                                    ô
                                   a a
                                  ma ta
                                 oui non
                                tout rien
                               fleur ortie
                              oiseau vipère
                             univers cellule
                            ordre un désordre
                           astérisme nébuleuse
                          atome pain beurre feu
                         air liberté eau esclave
                        soleil champ ville ruelle
                       planète terre globe lunaire
                      lumière jardin ombre asphalte
                     arbre joie jour nuit pleur peur
                    maison table blé chambre province
                   pays pierre temps espace poussières
                  orient plein amour occident vide faim
                 sourire caresse toi lui crainte travail
                bonheur printemps on eux muscles fer pied
               main sein femme bonté sexe bras femme roche
              coeur essence soif foi corps existence prison
             lumière feuille été jus automne plastique béton
            montagne cheval sentiers vallée automobile ciment
           oeuf éclosion santé maman bombe explosion sang bobo
          musique étoile neige sapin cri sommeil crépuscule loi
         couleur rythme papillon jeu ver gris vitesse stop meute
        danse vague océan rivage sel accident visage écume coulée
       chant prière parole livre sol machine radio télévision plan
      dessin ligne courbe volume pas building argent électricité go
     fruit légume lait miel céréales hot dog hamburger steak patates
    enfant femme beauté  paix  HOMME HOMME  animal végétal minéral mû


                              Raôul Duguay



Dans le premier jeudi poésie de ce défi

je vous disais ceci …

Est poète aussi celui qui vous donne l’envie

D’aimer la poésie

En partageant des mots jolis

Empruntés à autrui

Et donc pour ce second jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

j’ai choisi de partager avec vous ce poème de Raôul Dugay

Raôul Dugay, le poète

« Les mots sont mes plus beaux châteaux »

Belle et rebelle poésie

Petit, ma mère me le disait bien : « Raoul, si tu veux devenir poète, mange ta soupe à l’alphabet! » Je devais avoir 16 ou 17 ans lorsque j’ai écrit mon premier poème. Il parlait d’un arbre de Noël que je comparais à la Voie lactée, avec ses multiples petits soleils multicolores qui scintillaient dans le salon grand comme ma main de notre maison à Val-d’Or.

C’est en 1960, alors étudiant en rhétorique au Petit Séminaire de Chicoutimi, que je suis devenu une machine à mots. Je venais de remporter le troisième prix de la Société du Bon parler français et mes confrères m’avaient demandé de composer, paroles et musique, la chanson thème de notre conventum qui s’intitulait S’oublier pour mieux servir. (Aujourd’hui, je changerais le titre de ma chanson et l’intitulerais: Se souvenir pour mieux servir.) En 1961, j’écrivais des chroniques et des petits poèmes dans L’Écho abitibien de Val-d’Or et dans Le Progrès de Chicoutimi.
Impressionné par la sonorité des syllabes et la musicalité des mots (sans doute à cause de mon père qui était multi-instrumentiste), je n’ai vraiment compris la valeur et la nécessité de la poésie dans ma vie qu’en lisant des poètes et des philosophes qui m’en firent comprendre le sens véritable. Comme j’écrivais ma thèse de licence en philosophie en réfléchissant sur le dur désir de durer, vers immémorial d’Éluard, je vibrais fort à cette pensée du philosophe Heidegger : « C’est la poésie qui commence par rendre possible le langage… La poésie est la fondation de l’être par la parole… le langage primitif d’un peuple. »

Depuis, je suis peuplé des mots qui résonnent en liberté et en beauté. Pour moi, la poésie n’est pas que belle d’une beauté esthétique et formelle; elle est belle quand elle est rebelle à toute forme de statu quo qui freine l’évolution globale des êtres humains.

Écrire est aussi essentiel à mon esprit que l’eau peut l’être à mon corps.